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Le Pakistan interdit TikTok pour « contenus immoraux »

Le logo de l'application TikTok sur l'écran d'un téléphone intelligent.

Le Pakistan emboîte le pas à l'Inde et au Bangladesh en annonçant l'interdiction de l'application TikTok.

Photo : afp via getty images / LIONEL BONAVENTURE

Agence France-Presse

Le Pakistan a interdit vendredi la très populaire application de partage de vidéos TikTok pour diffusion de « contenus immoraux », après avoir récemment bloqué pour les mêmes raisons les principales applications de rencontre.

L'application n'a pas pleinement respecté les instructions, c'est pourquoi des directives ont été données pour le blocage de l'application TikTok dans le pays, a déclaré l'Autorité des télécommunications du Pakistan (PTA) dans un communiqué.

PTA avait précédemment envoyé deux avertissements à TikTok, lui demandant de bloquer les contenus immoraux, obscènes et vulgaires.

Vendredi soir, il était devenu impossible de se connecter à TikTok au Pakistan, selon ce qu'a constaté l'AFP.

Arslan Khalid, conseiller chargé des médias numériques auprès du premier ministre Imran Khan, avait récemment affirmé que l'exploitation, l'objectivation et la sexualisation des jeunes filles sur TikTok causaient des souffrances aux parents.

Un terrain d’entente souhaité

Dans un communiqué, TikTok a déclaré espérer parvenir à un accord qui nous aiderait à servir la communauté en ligne dynamique et créative du pays.

TikTok est une source majeure de divertissement pour la population pakistanaise des classes moyennes et inférieures, ainsi que pour les personnes illettrées, soit la moitié de la population, car l'application est basée sur la vidéo, a commenté Usama Khilji, un militant des droits numériques, déplorant une violation de la liberté d'expression.

Un effet domino

Le Pakistan s'est lancé dans une chasse aux contenus immoraux sur Internet et les réseaux sociaux. Au début du mois de septembre, le pays avait interdit plusieurs applications de rencontre, dont Tinder et Grindr, pour les mêmes motifs. Fin août, le gouvernement avait intimé à YouTube, filiale de Google, de bloquer les contenus vulgaires, indécents, immoraux, les images de nu et les discours de haine.

Propriété de la société chinoise ByteDance, l’application TikTok avait été interdite au Bangladesh l'an dernier dans le cadre de la lutte contre la pornographie, tandis que l'Indonésie en avait brièvement bloqué l'accès pour des raisons de blasphème.

L'application fait également l'objet d'une controverse croissante sur la manière dont elle collecte et utilise les données, bien qu'elle ait nié à plusieurs reprises avoir partagé des informations sur les personnes abonnées avec les autorités chinoises.

Elle risque d'être interdite aux États-Unis, après que des responsables ont assuré qu'elle représentait un risque pour la sécurité nationale et que le président Donald Trump a déclaré qu'il voulait la retirer des mains de la Chine.

L'Inde voisine avait déjà bloqué l'application ainsi que des dizaines d'autres plateformes mobiles chinoises.

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