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Cessez-le-feu entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie au Nagorny-Karabakh

Sergueï Lavrov en compagnie de Jeyhun Bayramov et de Zohrab Mnatsakanyan assis à une grande table ronde.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a mené les négociations à Moscou entre le ministre azerbaïdjanais Jeyhun Bayramov et son homologue arménien Zohrab Mnatsakanyan.

Photo : via reuters

Radio-Canada

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé un cessez-le-feu entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie au Nagorny-Karabakh qui entrera en vigueur le 10 octobre à minuit, heure locale.

C'est après plus de 10 heures de négociations que les deux parties ont trouvé un accord pour arrêterles combats qui durent depuis 13 jours, faisant des centaines de victimes et des milliers de déplacés.

Les deux pays ont aussi accepté d'engager des pourparlers pour trouver une issue au conflit, a indiqué M. Lavrov.

Le président russe Vladimir Poutine, qui s'est entretenu la veille avec Nikol Pachinian et Ilham Aliev, avait appelé à l'arrêt des combats pour des raisons humanitaires, en vue d'échanger les corps des morts et les prisonniers, selon le Kremlin.

Depuis 13 jours, séparatistes arméniens de la république autoproclamée du Nagorny-Karabakh et forces azerbaïdjanaises s'affrontent dans cette région montagneuse, revendiquée par les deux pays.

Le bilan officiel est monté vendredi matin à plus de 400 morts, dont 22 civils arméniens et 31 Azerbaïdjanais. Il est cependant très partiel et pourrait être bien plus élevé, chaque camp affirmant avoir éliminé des milliers de soldats ennemis. Bakou ne révèle pas ses pertes militaires.

Les affrontements se sont étendus ces derniers jours avec des bombardements sur les zones urbaines des deux côtés. Selon les autorités séparatistes, la moitié des 140 000 habitants du Nagorny-Karabakh ont déjà été déplacés par ces affrontements.

Un conflit aux répercussions régionales

Plusieurs pays craignent une internationalisation de ce conflit dans une région où Russes, Turcs, Iraniens et Occidentaux ont tous des intérêts.

Moscou entretient de bonnes relations avec les deux pays en raison de leurs liens historiques et culturels.

Les Russes sont par ailleurs liés à l’Arménie par un traité militaire qui permet à Moscou d’intervenir dans le cas où l’Arménie est attaquée sur son territoire.

De son côté, l’Azerbaïdjan a comme allié la Turquie voisine qui soutient sans réserve l’offensive de Bakou.

La Turquie est accusée de participer avec hommes et matériel aux hostilités aux côtés de l'Azerbaïdjan, ce qu'elle nie.

Pour leur part, les Iraniens entretiennent de bonnes relations avec les deux pays, mais craignent que le conflit déborde sur leurs frontières.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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