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Les règles de la santé publique entendues par les chasseurs

Un chasseur marche à côté d'un gibier suspendu par les pattes.

Des chasseurs sont déjà arrivés dans l'Est-du-Québec et comptent respecter les consignes de distanciation sociale.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Objets de bien des inquiétudes de la part des experts de la santé publique, les chasseurs qui arrivent en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent ont bien compris les consignes de distanciation et comptent les appliquer à la lettre.

C’est le cas des frères Denis et Sylvain Landreville qui sont partis de La Prairie, en banlieue de Montréal, pour gagner la pourvoirie Seigneurie Nicolas-Riou, au Bas-Saint-Laurent, où ils passeront la semaine à chasser.

Ils ont d'ailleurs fait leur épicerie en zone rouge et ne se sont pas arrêtés en chemin.

On a suivi de près toutes les indications, se félicite Denis Landreville. On est deux groupes ensemble habituellement, mais là, ils nous ont séparés avec des installations respectives.

Car les deux frères sont aussi accompagnés des fils de Denis Landreville. Ils comptent chasser pour leur mère, âgée de 93 ans et qui a survécu à la COVID-19.

Personne n’est inquiet du respect des règles de distanciation sociale dans les bois.

Ça reste un sport où il y a beaucoup de distanciation, on a 40 km2, donc on ne se pile pas sur les pieds, explique Denis Landreville.

« Ne pas voir ses petits-enfants, mais chasser avec les amis »

Du côté de la pourvoirie, on assure que tout a été fait pour favoriser le respect des règles par les chasseurs.

C’est sûr que c’est un compromis chaque fois [pour les chasseurs], note toutefois le directeur aux opérations, Stéphane Forest. On leur a écrit un document pour les mettre en confiance.

Selon lui, beaucoup se sentent mal éthiquement par rapport au respect des règles. Ce n’est pas facile pour eux d’accepter de ne pas voir leurs petits-enfants, mais de pouvoir aller à la chasse avec les amis, illustre M. Forest.

La pression se fait sentir jusque dans les interactions avec les chiens pisteurs. Yves Martineau, conducteur de chien de sang, interdit au chasseur de toucher à son chien pour ne pas qu’il devienne un vecteur de transmission.

C’est dur de ne pas lui toucher, note-t-il. Surtout lorsque les chasseurs retrouvent leur gibier, ils voudraient prendre le chien dans leurs bras, mais ils ne peuvent pas toucher.

M. Martineau témoigne toutefois de la volonté de plusieurs chasseurs de respecter les règles pour ne pas se priver de leur activité favorite.

Y en a un qui m’a dit : "Ça fait trois semaines que je fais hyper attention, je ne sors plus de la maison, parce que je veux être sûr de pouvoir aller à la chasse".

Avec les informations d'Isabelle Damphousse

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