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Trump tire sur tous les fronts avant de reprendre le chemin de sa campagne

Donald Trump sans masque.

À sa sortie de l'hôpital, le président Donald Trump a participé à une opération photo sur le balcon de la Maison-Blanche avant de s'y confiner.

Photo : Reuters / Erin Scott

Agence France-Presse

Donald Trump tiendra samedi à la Maison-Blanche son premier événement en public depuis son test positif à la COVID-19. Son confinement ne l'a toutefois pas empêché de s'adonner à un véritable marathon médiatique vendredi, et de tirer sur tous les fronts au cours des derniers jours.

Distancé par le démocrate Joe Biden dans les sondages et confiné à la Maison-Blanche depuis sa sortie de l'hôpital lundi dernier, le président républicain a participé à une réunion radiophonique — en réalité, un échange téléphonique fleuve de deux heures sans interruption, avec Rush Limbaugh, figure de la sphère conservatrice, qui n'a cessé de louer son bilan.

Sa voix était plus claire que jeudi soir lorsque, enroué, le candidat avait été interrompu à plusieurs reprises par la toux dans un entretien téléphonique sur la chaîne conservatrice Fox News.

Vendredi soir, il doit enchaîner avec son premier entretien filmé depuis l'annonce de son diagnostic il y a une semaine, toujours sur Fox News, qui a promis une évaluation médicale par un docteur-chroniqueur.

Samedi, Donald Trump s'exprimera sur le thème de la sécurité depuis le balcon de la Maison-Blanche — afin de respecter la distanciation physique — lors d'un rassemblement extérieur, son premier événement public depuis la semaine dernière.

Puis lundi, enfin, le président — ayant exprimé à plusieurs reprises durant sa convalescence son impatience de repartir en campagne sur le terrain — tiendra un rassemblement partisan en bonne et due forme. L'événement aura lieu dans la ville de Sanford, en Floride, 12 jours après l'annonce de son test positif.

Le second débat présidentiel, qui devait avoir lieu virtuellement le 15 octobre, est annulé. Donald Trump avait refusé d'y participer cette semaine, exigeant plutôt qu'il se tienne en personne. La commission indépendante chargée de l'organisation des débats a annoncé que les deux camps participeraient toutefois au duel du 22 octobre, qui aura lieu en personne à Nashville, au Tennessee, et qui respectera les restrictions sanitaires.

Nouvelle volte-face sur la relance économique

Après plus de deux mois de négociations marquées par les volte-face du président, la Maison-Blanche a grossi vendredi à près de 2000 milliards de dollars américains son enveloppe pour un nouveau plan de relance de l'économie, paralysée par la pandémie.

Cette proposition est nettement supérieure aux 1500 milliards de départ, mais encore inférieure aux 2200 milliards minimum jugés nécessaires par les démocrates.

Honnêtement, je voudrais voir un plan de relance plus vaste que ce que les démocrates ou les républicains proposent, a indiqué le président américain au cours de son échange téléphonique avec Rush Limbaugh.

Le locataire de la Maison-Blanche avait pourtant brutalement annoncé mardi le report à après l'élection du 3 novembre des négociations sur ces aides très attendues par les ménages et les entreprises. Cette annonce avait suscité des critiques indignées jusque dans son camp.

En dépit de la nouvelle proposition du président vendredi, les deux camps se regardent en chiens de faïence. À l'approche d'une élection particulièrement clivante, chacun craint que l'autre camp ne s'attribue le mérite d'un accord.

D'ailleurs, un accord est peu probable dans les trois prochaines semaines avant l'élection, a averti vendredi le chef de la majorité républicaine au Sénat américain, Mitch McConnell.

Les courriels de Clinton de nouveau brandis

Visé par des critiques inhabituelles de Donald Trump, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a promis de publier les courriels controversés de la démocrate Hillary Clinton censés prouver, selon le camp présidentiel, qu'elle doit être poursuivie en justice.

Nous allons sortir cette information pour que les Américains puissent la voir, a déclaré M. Pompeo sur la chaîne Fox News vendredi. Nous le faisons aussi vite que possible. Je pense absolument qu'on en verra davantage avant l'élection.

Jeudi, Donald Trump s'en est pris à son secrétaire d'État, pourtant l'un des seuls à avoir échappé à ses critiques publiques jusqu'ici. Il a vivement déploré que Mike Pompeo n'ait pas réussi à trouver de quoi incriminer l'ex-secrétaire d'État démocrate Hillary Clinton dans cette affaire.

Hillary Clinton, candidate malheureuse à la Maison-Blanche face à Donald Trump en 2016, s'était vu reprocher d'avoir utilisé un serveur privé pour une partie de sa correspondance au département d'État, et non le serveur gouvernemental sécurisé. En campagne contre elle, le républicain n'avait cessé de réclamer son emprisonnement.

Après une enquête, le FBI n'avait pas retenu de chefs d'accusation contre Hillary Clinton, mais avait estimé qu'elle avait été extrêmement imprudente.

Une autre enquête, menée par les démocrates de la Chambre des représentants, a révélé l'an dernier que la fille de Donald Trump, Ivanka, et son mari Jared Kushner, tous deux conseillers à la Maison-Blanche, avaient également utilisé des courriels privés pour des échanges liés à leur activité gouvernementale.

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