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COVID-19 : les fermetures imposées par la province inquiètent les commerçants

Une femme avec un masque sur la terrasse d'un restaurant

Les salles à manger des restaurants dans les régions de Toronto, Peel et Ottawa ferment à partir de vendredi minuit. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Andrew Lee

La décision de l’Ontario de fermer les salles à manger et des salles de cinéma dans les régions de Toronto, Peel et Ottawa inquiète de nombreux artisans de ces industries, qui craignent que ce nouveau confinement ne mette encore plus à mal les entreprises touchées.

Tony Elenis, président et directeur général de l’Ontario Restaurant Hotel & Motel Association (ORHMA), affirme que la très grande majorité de ses membres respectent de hauts standards de sécurité pour la clientèle.

Nous sommes déçus et frustrés, car nous craignons que plusieurs restaurants ne s’en sortent pas, nous avons des factures à payer, les gouvernements doivent le prendre en compte.

Tony Elenis, président et directeur général de l’Ontario Restaurant Hotel & Motel Association

Il ajoute que la plupart des restaurateurs sont sur le point de toucher l’iceberg et que les frais fixes comme les loyers, les assurances et autres frais continuent de s’accumuler.

Tony Elenis, président de l'Association des restaurants, des hôtels et des motels de l'Ontario

Tony Elenis, président de l'Association des restaurants, des hôtels et des motels de l'Ontario

Photo : Radio-Canada

Nous allons demander l’aide des gouvernements, les factures continuent à s’accumuler, ajoute-t-il.

M. Elenis affirme que les restaurants et les hôtels sont plus sécuritaires pour la population que d’organiser des rassemblements privés chez des personnes.

L’industrie de la restauration envisage des pertes importantes

Restaurants Canada, un organisme national, affirme que de nombreuses pertes d’emploi sont au menu avec les nouvelles fermetures annoncées vendredi.

Selon eux, 33 000 emplois à Toronto, 14 900 dans la région de Peel et 12 000 emplois à Ottawa pourraient être perdus au cours des prochains mois, ce qui va nécessiter de l’aide des gouvernements pour une reprise.

L’organisme a demandé aux trois niveaux de gouvernements de mettre en place des mesures de relance, qui incluent une augmentation de l’aide fédérale, la mitigation de certains frais par le provincial et l’accès à des données du municipal pour aider à rendre les restaurants plus sécuritaires.

Des fermetures sans preuve, selon les propriétaires de cinémas

Nuria Bronfman, directrice générale de l’Association des cinémas au Canada, affirme que la fermeture des cinémas des régions de Toronto, Peel et Ottawa par la province n’est pas fondée sur des données probantes.

Nous avons expliqué à la province que les cinémas n’ont été la source d’aucune infection à la COVID-19 au pays et même dans le monde.

Nuria Bronfman, directrice générale de l’Association des cinémas au Canada.

Elle dit comprendre que le gouvernement souhaite enrayer l’épidémie, mais craint que les cinémas, surtout les indépendants, ne succombent à cette deuxième vague de confinement.

Des gens sont assis dans une salle de cinéma en respectant le principe de distanciation sociale.

Les cinémas se sont adaptés aux besoins de la pandémie, selon Nuria Bronfman.

Photo : Associated Press / Sakchai Lalit

Le gouvernement doit faire attention de ne pas détruire un pan de son industrie culturelle, explique-t-elle.

Elle ajoute que les mesures qui ont été prises par les salles de cinéma canadiennes fonctionnent et que l’absence de transmission montre qu’il est possible de garder celles-ci ouvertes.

Les clients sont distanciés socialement, ils regardent tous dans la même direction, ils portent un masque et sont fortement découragés de parler, argumente-t-elle.

Une augmentation rapide des cas

La décision de l’Ontario vient au moment où l’on observe des sommets inégalés de nouveaux cas de COVID-19, surpassant les totaux du printemps.

Ces changements étaient attendus avec impatience par la Ville de Toronto, qui demandait depuis une semaine la fermeture des salles à manger des restaurants et la fermeture des salles d’entraînement pour réduire la progression du virus.

Une femme s'adresse aux médias.

La médecin-hygiéniste de Toronto, la Dre Eileen de Villa.

Photo : Radio-Canada

Selon la Dre Eileen de Villa, médecin hygiéniste en chef de Toronto, ces nouvelles mesures devraient normalement affecter la capacité du virus de circuler, en empêchant les personnes de se retrouver dans une situation qui favorise la circulation du virus.

Elle ajoute que Toronto doit s’attendre à une série de mauvaises nouvelles au cours des prochaines semaines, en affirmant que de réduire le nombre d’infections quotidiennes prend du temps.

Le maire de Toronto John Tory a affirmé ne pas aimer devoir prendre ce genre de mesures pour les restaurants, mais affirme qu’il s’agissait de la seule solution possible pour ralentir le virus.

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