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Plusieurs cas de COVID-19 en Abitibi-Témiscamingue reliés à un rassemblement privé

Une affiche près de l'entrée de l'hôpital de Val-d'Or indique où se trouve la clinique de dépistage.

Une clinique a été aménagée à l'hôpital de Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Tanya Neveu

Une éclosion de COVID-19 a été déclarée par la Santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue en lien avec un rassemblement privé.

Plusieurs cas déclarés au cours des derniers jours sont associés à un rassemblement qui s’est déroulé à l’intérieur d’une résidence privée.

Le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue rappelle donc qu’il est primordial de respecter les mesures sanitaires et les restrictions émises par la Santé publique.

Pour l’instant, ce qui nous préoccupe le plus, c’est le respect des consignes à l’intérieur de la région. Est-ce qu’on pourrait dire que ce rassemblement est la source du plus grand nombre de cas actuellement? Je peux vous dire que oui! Les gens à l’intérieur de la région, quelques-uns, n’ont pas respecté les mesures, affirme la médecin-conseil à la Santé publique en Abitibi-Témiscamingue, Dre Omobola Sobanjo.

Les cas déclarés au cours des derniers jours touchent plusieurs groupes d’âge. Des données plus précises seront fournies la semaine prochaine.

Par ailleurs, plusieurs cas de COVID-19 ont été déclarés dans des établissements scolaires de la région.

Hier, on apprenait qu’une personne du CÉGEP de l’Abitibi-Témiscamingue a été infectée par le virus, au campus de Rouyn-Noranda. Un autre cas a été déclaré à l’école secondaire La Source, toujours à Rouyn-Noranda.

La Santé publique confirme que d’autres cas d’infection s’ajoutent vendredi. Le nombre exact sera confirmé samedi avant-midi.

Des notes internes, dont Radio-Canada a obtenu copie, nous confirment qu’un cas de COVID-19 a été confirmé à l'école secondaire Le Transit de Val-d'Or et un à l'école primaire Ste-Marie.

Dre Sobanjo, affirme toutefois que les écoles ne sont pas des lieux d’éclosion pour le moment. Il est important de mentionner qu’aucun de ces lieux n'est visé comme lieu d’éclosion. Nous avons identifié les contacts pour ces milieux et on est en train d’évaluer. Ces personnes ont été identifiées, les mesures ont été transmises et plusieurs personnes ont été placées en isolement.

La région de l'Abitibi-Témiscamingue demeure dans le palier jaune, mais Dre Sobanjo n'écarte pas la possibilité qu'il y ait un changement si le nombre de cas poursuit sa flambée.

Deux chasseurs guettent l'horizon dans une clairière.

La santé publique exhorte les chasseurs de respecter certaines directives pour éviter de propager la COVID-19 (archives).

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue demande aux chasseurs de respecter les mesures sanitaires, surtout pour les gens en provenance des zones rouges. Les contacts entre chasseurs de différentes régions devraient être limités, dans certains cas inexistants. Les résidents des zones rouges ne peuvent se rassembler qu’avec des personnes résidant à la même adresse qu’eux. Ils ne peuvent pas aller au restaurant ou au supermarché et ne peuvent pas être accueillis par des personnes de l’Abitibi-Témiscamingue, encore en zone jaune. Si quelqu’un arrive pour la chasse et va directement dans son camp de chasse et ne côtoie pas les résidents de l’Abitibi-Témiscamingue à moins de deux mètres avec le couvre visage, le risque est moindre. Toutefois , si vous acceptez que des gens qui arrivent des zones rouges entrent dans vos camps de chasse et passez la soirée ensemble, le risque est présent, explique Dre Sobanjo.

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