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Centre de crise en santé mentale : le CIUSSS tarde à agir, déplore Christine Labrie

La députée de Sherbrooke, Christine Labrie

La députée de Sherbrooke, Christine Labrie

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La députée de Sherbrooke, Christine Labrie, déplore que le CIUSSS de l’Estrie-CHUS ait failli à ses engagements concernant la mise sur pied d’un centre de crise en santé mentale.

Selon Mme Labrie, l’organisme gouvernemental s’était engagé à présenter un projet en juin, mais avait ensuite reporté la présentation au mois de septembre. En date du 10 octobre, la présentation du projet n’aurait toujours pas eu lieu.

Finalement, les nouvelles qu’on a eues dans les derniers jours, c’est que ça n’a pas avancé, qu’il n’y a pas eu de rencontres entre les partenaires pour préparer ce projet, a déploré Mme Labrie en entrevue à l’émission Par ici l’info.

Le centre de crise permettrait aux citoyens vivant des épisodes de détresse en santé mentale de s’y rendre pour obtenir une aide d’urgence. Ils pourraient y séjourner une certaine période de temps.

La détresse s’accentue en contexte de pandémie

Selon Mme Labrie, la situation pandémique ne devrait pas être un prétexte pour ralentir la concrétisation du projet. Au contraire, on sait à quel point la crise accentue les besoins en matière de santé mentale, a-t-elle souligné. Au contraire, je voudrais qu’on l’accélère.

« En ce moment, ce qu’on sait, c’est que les besoins s’accentuent. Moi, je ne peux pas accepter qu’on mette ce projet sur la voie de garage. »

— Une citation de  Christine Labrie, députée de Sherbrooke.

La députée estime d’ailleurs qu’il est possible pour le CIUSSS de l’Estrie-CHUS de compter sur du financement gouvernemental. Il y a une volonté en ce moment (au gouvernement), a-t-elle martelé. C’est un bon moment pour arriver avec un projet comme celui-là.

Le CIUSSS réfractaire dès le départ ?

La députée de Québec solidaire a d’ailleurs souligné que le CIUSSS de l’Estrie-CHUS s’était montré réfractaire à ce type de projet. Quand le projet leur avait été remis il y a un an, j’avais été vraiment étonnée de voir que pour le CIUSSS ça ne répondait pas nécessairement à un besoin pour la région, a-t-elle expliqué.

Le CIUSSS avait alors formé un comité qui avait finalement conclu que ce genre de projet avait lieu d’être et répondait à un besoin réel.

Le CIUSSS de l’Estrie- CHUS a décliné la demande d’entrevue de Radio-Canada, mais assure par courriel que les discussions se poursuivent cet automne sur le dossier de l’hébergement de crise en tenant compte du contexte sanitaire évolutif pour l’avancement de ce dossier.

Un centre réclamé par des organismes depuis plusieurs années

Des organismes d’aide en santé mentale réclament depuis plusieurs années l’ouverture d’un centre de crise. C’est le cas de JEVI Centre de prévention du suicide en Estrie.

La directrice de l’organisme, Tania Boilard, souligne que ce centre pourrait être un  lieu tampon  entre la maison et l’hospitalisation. Des personnes qui sont trop en détresse pour rester seul, mais pas tout à fait assez pour se rendre à l’hôpital. Donc, c’est un lieu qui nous permettrait justement d’accueillir ces gens-là puis d’intervenir auprès d’eux au quotidien. Pour faire en sorte que lorsqu’ils sortent du centre de crise, ils soient en meilleure position, explique-t-elle.

Le centre permettrait d’offrir un peu de répit aux familles, selon l’Association des proches et personnes atteintes de maladie mentale de l’Estrie. Le proche qui côtoie cette personne (qui vite une situation difficile), vit énormément d’impuissance et de tristesse face à cette impossibilité d’aider dans des moments peut-être plus importants, souligne la directrice générale de l’APPAMM-Estrie, Julie Berger.

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