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Les moments clés du gouvernement NPD en Colombie-Britannique

Le premier ministre John Horgan, devant l'immeuble de l'Assemblée législative, à Victoria.

Le premier ministre John Horgan tient un point de presse à Victoria.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

Quand le gouvernement minoritaire néo-démocrate de John Horgan a pris le pouvoir avec l’appui du Parti vert, en 2017, personne ne pouvait savoir combien de temps l’alliance lui permettrait de durer. Finalement, ce règne de trois ans aura été marqué par des moments importants pour la Colombie-Britannique. En voici six.

- Alliance entre le NPD et le Parti vert

Andrew Weaver et John Horgan, dans les couloirs de l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique.

Le leader du Parti vert, Andrew Weaver, ( à gauche) et son homologue néo-démocrate, John Horgan (à droite).

Photo : Reuters / Kevin Light

Après plusieurs semaines de suspense politique à la suite des élections de mai 2017, le Nouveau Parti démocratique (NPD) et les verts se sont alliés pour prendre le pouvoir dans la province.

Le Parti libéral alors mené par Christy Clark avait réussi à faire élire 43 députés, alors que le NPD en avait fait élire 41 et le Parti vert, 3. Pour obtenir une majorité dans la province, un parti doit obtenir 44 sièges. En s'alliant, le NPD et les verts avaient donc la possibilité de prendre le pouvoir et de mettre fin à 17 ans de règne libéral.

Les deux chefs s’étaient engagés à respecter cette alliance durant quatre années. La promesse n’a pas été tenue, puisque John Horgan a décidé de lancer des élections anticipées en pleine pandémie de COVID-19.

2 - La taxe sur la spéculation immobilière et les propriétés inoccupées

Des tours à logement dans la partie est du centre-ville de Vancouver, dont une en construction.

L'accès à la propriété à Vancouver et dans d'autres villes de la province est hors de portée pour de nombreux ménages.

Photo : Radio-Canada / Benoit Ferradini

Cette taxe est entrée en vigueur en février 2019 dans certains centres urbains de la province, après avoir été adoptée quelques mois plus tôt, en novembre.

En vertu de cette dernière, tous les propriétaires vivants dans l’une des régions visées doivent payer 0,5 % de la valeur de leur propriété si elle ne constitue pas leur résidence principale, c’est-à-dire l’endroit où ils résident le plus longtemps dans l’année, ou s’ils ne la louent pas pendant à un locataire au moins trois mois par an.

Le premier ministre Horgan a dit, durant la campagne, que la mesure avait permis de remettre sur le marché locatif 11 000 copropriétés vides et de générer des revenus de 115 millions de dollars depuis son entrée en vigueur.

Un économiste spécialisé dans le marché de l'immobilier, Tom Davidoff, croit que la taxe a permis de rendre le marché plus abordable que si aucune mesure n'avait été mise en place.

3 - L’enquête publique sur le blanchiment d’argent

Austin Cullen devant un drapeau de la Colombie-Britannique.

Le commissaire Austin Cullen écoute des présentations dans le cadre de la Commission d'enquête Cullen sur le blanchiment d'argent en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Deux rapports publiés en mai 2019 et qui ont montré l’ampleur et les effets du blanchiment d’argent en Colombie-Britannique ont convaincu le premier ministre John Horgan de lancer une enquête publique sur la question.

Un comité d'experts a en effet trouvé que 7,4 milliards de dollars ont été blanchis en Colombie-Britannique en 2018, dont 5 milliards dans le marché de l'immobilier, ce qui a contribué à l'augmentation du prix d'achat d'un logement de 5 %.

Le rôle de la commission est de déterminer où et comment survient le blanchiment, pourquoi il a été possible de le faire et comment il peut-être évité. Des recommandations seront formulées à la fin de l'exercice, sans pour autant mener à des accusations.

Les audiences menées par le commissaire Austin Cullen doivent reprendre après les élections.

4 - Adoption de la déclaration de l'ONU sur les droits autochtones

Plan moyen de M. Phillip, vu de profil devant un micro.

Stewart Phillip, grand chef de la Nation Okanagan et président de l’Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique, est l'un des dirigeants qui ont assisté au dépôt du projet de loi.

Photo : La Presse canadienne / Chad Hipolito

En novembre 2019, la Colombie-Britannique est devenue la première province au Canada à mettre en œuvre officiellement la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Peu de temps après l’adoption de mesures législatives permettant de le faire, John Horgan a indiqué qu’il s’agissait d’une de ses plus grandes fiertés.

5 - La crise des opioïdes

Des seringues et d'autres équipements pour la consommation de drogue par injection.

La crise des opioïdes fait toujours rage à travers la province, quatre ans après la déclaration de l'état d'urgence.

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

La Colombie-Britannique est la province canadienne la plus durement touchée par la crise des opioïdes. Différentes raisons expliquent ces ravages.

En 2018, Victoria avait entrepris un recours collectif contre des fabricants et des distributeurs d'opioïdes pour récupérer les coûts occasionnés par la crise des surdoses dans le système de santé.

Les morts par surdoses ont dépassé la centaine chaque mois depuis le début de la pandémie de COVID-19, portant le nombre total à plus de 1000 depuis le début de l’année.

Récemment, John Horgan a exhorté Ottawa à élaborer un plan national de décriminalisation de la possession simple de drogues. Des voix réclament que les efforts du gouvernement pour lutter contre la crise des opioïdes soient aussi importants que ceux pour freiner la propagation de la COVID-19.

6 - La gestion de la pandémie

La Dre Bonnie Henry en conférence de presse, devant des drapeaux de la Colombie-Britannique.

La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, est le visage de la réponse de la province à la pandémie.

Photo : Radio-Canada / MIKE MCARTHUR (CBC)

John Horgan a déclenché les élections en affirmant que la Colombie-Britannique avait besoin de stabilité face à l'incertitude causée par la COVID-19, mais il ne fait aucun doute qu’il a aussi voulu profiter de sa popularité alimentée par la manière dont la pandémie a été gérée dans la province.

La Colombie-Britannique fait l’envie d’autres provinces qui ont recensé beaucoup plus de cas. Des analystes estiment en effet que la bonne gestion de la crise par le NPD ne laisse pas beaucoup de marge de manoeuvre à l'opposition.

Quelques promesses non tenues

CBC a répertorié les promesses tenues par le NPD durant son premier mandat et a évalué qu’il en avait respecté 79 %.

Les promesses non tenues sont en autres le fait que le gouvernement n’est pas arrivé à mettre en place un système de garderies à 10 dollars par jour. Il n’a pas non plus remplacé les classes modulaires par de vraies salles de classe dans la ville de Surrey.

Les tarifs de BC Hydro n’ont pas été gelés et l’objectif de construire 114 000 loyers coopératifs en 10 ans est loin d’être achevé.

Bannière du dossier réunissant la couverture électorale.

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