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De l'argent fédéral pour les banques alimentaires et les entreprises

Un homme soulève une bouteille de lait.

Ottawa débloque 100 millions de dollars de plus pour venir en aide aux banques alimentaires du pays au cours des prochains mois.

Photo : Radio-Canada / Nassima Way

Radio-Canada

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé jeudi la création d'une nouvelle subvention d’urgence pour les loyers commerciaux et le versement d'un autre montant de 100 millions de dollars pour venir en aide aux banques alimentaires.

Au moment où une deuxième vague de propagation du coronavirus déferle sur le pays, et avec les fêtes de l'Action de grâce et de Noël qui approchent, le premier ministre prévoit que la pression sera encore plus forte sur les banques alimentaires du pays.

Par conséquent, il a annoncé que son gouvernement versera 100 millions de dollars de plus dans le Fonds d’urgence pour la sécurité alimentaire, afin d'améliorer l’accès des Canadiens dans le besoin à des denrées alimentaires et à des repas en cette période difficile.

À quelques jours de l’Action de grâce, personne ne devrait s’inquiéter à l’idée de ne pas avoir de nourriture à mettre sur la table.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

La somme sera versée à des organismes nationaux et régionaux de partout au pays alors qu’une deuxième vague de COVID-19 sévit dans plusieurs provinces.

Ces 100 millions s’ajoutent à une somme équivalente annoncée le 3 avril dernier par le gouvernement Trudeau pour augmenter et sécuriser l’approvisionnement alimentaire pour les populations vulnérables au pays.

Selon un communiqué du gouvernement, cette aide directe a financé plus de 1800 projets de secours alimentaire au pays, qui ont permis de servir 6 millions de repas sûrs, sains et diversifiés sur le plan culturel à plus de 2 millions de personnes au Canada.

Au mois de mai 2020, un Canadien sur sept était en situation d’insécurité alimentaire et près d’un Canadien sur cinq vivait dans un foyer où des enfants étaient en situation d’insécurité alimentaire, a précisé le Cabinet du premier ministre.

Des gens à la Soupe populaire de Chicoutimi.

Les besoins d'aide alimentaire se font de plus en plus pressants au pays en cette deuxième vague de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Ces fonds serviront aussi à consolider l’approvisionnement des banques alimentaires qui font face à d’importantes baisses de revenus et de dons depuis le début de la pandémie, en février.

Les organismes ont également plus de difficulté à acheminer les denrées et les repas aux communautés éloignées, en plus de devoir absorber une hausse des coûts du transport et de la nourriture elle-même ces derniers mois.

Des mesures totalisant 50 millions de dollars ont aussi été prises par Ottawa en août dernier dans le cadre du Programme de récupération d’aliments excédentaires afin de faciliter la distribution des surplus des commerces et des producteurs aux banques alimentaires.

Subvention d’urgence du Canada pour le loyer

Afin d’atténuer l’impact économique d’une deuxième vague de COVID-19 pour les milliers d’entreprises et de commerces du pays, qui doivent composer avec d’importantes pertes de revenus, Ottawa ajuste son programme d’aide financière aux entreprises.

Malgré la création de 378 000 emplois le mois dernier au Canada, l’imposition de nouvelles restrictions sanitaires et les ordres de fermeture de milliers de commerces et entreprises en octobre font craindre une série de vagues de fermetures qu’Ottawa tente d’atténuer en créant une nouvelle subvention pour les loyers commerciaux.

Nous savons que la deuxième vague sera encore plus difficile pour ceux qui seront touchés. Notre réponse se doit d'être ciblée et efficace.

Justin Trudeau, premier ministre du Québec

Baptisée Subvention d’urgence du Canada pour le loyer, cette nouvelle aide fédérale compensera jusqu’à 65 % des dépenses admissibles des entreprises en difficulté qui demeurent ouvertes et jusqu’à 90 % pour les entreprises qui doivent être fermées temporairement à la suite de décision des autorités locales de la santé publique.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Ottawa ajoute à ses mesures d’aide aux entreprises

La Subvention salariale salariale d'urgence, qui prévoit quant à elle la compensation jusqu’à hauteur de 65 % des dépenses de salaire admissibles, sera maintenue à ce taux jusqu'au 19 décembre, a précisé la ministre des Finances, Chrystia Freeland. Elle a ajouté que la subvention en elle-même sera maintenue au moins jusqu'en juin 2021.

Le Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes sera aussi bonifié avec l’ajout de prêts de 10 000 $ à remboursement conditionnel pour les petites entreprises qui en auront besoin.

Ainsi, les entreprises admissibles pourront faire une demande de prêt supplémentaire totalisant 20 000 $. Jusqu'à 10 000 $ de ce prêt pourraient être transformés en subvention si l'emprunt est remboursé d'ici le 31 décembre 2021.

Au fur et à mesure que les conditions économiques s’amélioreront, le soutien économique ira en diminuant. Mais s’il y a une aggravation, le soutien augmentera.

Chrystia Freeland, ministre fédérale des Finances

Une aide bien accueillie

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) se dit satisfaite de l'aide annoncée par Ottawa, mais émet quelques bémols.

Nous sommes particulièrement satisfaits qu’Ottawa ait donné suite à nos trois principales recommandations sur l’aide au loyer. Nous demandions que ce programme soit indépendant de la participation des propriétaires, qu’il soit prolongé et qu’il soit offert aux entreprises ayant subi des pertes de revenus selon un système à échelon, a laissé savoir Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la FCEI dans un communiqué.

La FCEI déplore toutefois que les mesures ne permettent pas de verser rétroactivement la subvention aux PME.

Bon nombre d’entreprises ont accumulé des milliers de dollars de dettes ces six derniers mois afin de rester à flot. Il est inacceptable que le programme ne soit pas rétroactif , ajoute M. Guénette.

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