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« Isolez-vous 14 jours après la chasse », exhorte la santé publique du Québec

« Au retour, on vous demande de faire chambre à part avec vos conjoints. » La santé publique craint que les dizaines de milliers de chasseurs n'accentuent la propagation du virus partout au Québec.

Un chasseur

La santé publique reconnaît même que beaucoup de chasseurs ne respecteront pas les interdictions imposées par décret aux Québécois

Photo : Getty Images / Onfokus

L’an dernier, plus de 170 000 permis de chasse à l’orignal ont été délivrés au Québec. À huit jours de l'ouverture de la chasse à la carabine, la santé publique de la Gaspésie a réitéré sa grande préoccupation dans une allocution aux chasseurs, jeudi soir.

Il y aura des prises de risques par les chasseurs. On en est conscients, on le voit dans nos enquêtes, a admis le conseiller à la Direction régionale de santé publique de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Louis-Charles Rainville, à l'occasion d'une vidéo Facebook Live organisée par le CISSS local.

On a eu beaucoup d’échos de gens qui craignent les contacts qu'il va y avoir dans les roulottes, dans les camps de chasse, et comment ça pourrait transmettre la COVID partout au Québec. On est plusieurs à le craindre.

Louis-Charles Rainville, conseiller à la santé publique de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Plusieurs directions régionales de santé publique ont fait part de leurs inquiétudes dans les derniers jours avec l'ouverture prochaine de la chasse, alors que l'activité n'a pas été interdite et qu'on attend de très nombreux déplacements interrégionaux entre des zones rouges, orange et jaunes.

Les régions ne sont pas fermées et on ne veut pas empêcher les déplacements, a rappelé M. Rainville dans son message aux chasseurs intitulé « La COVID dans la mire! »

Il supplie toutefois les chasseurs de tout faire pour ne pas contaminer familles et collègues au retour.

Il y a quatre, cinq personnes qui pourraient être dans un camp de chasse, mais qui vont peut-être générer 50-60 cas quand ils vont retourner chez eux. C’est ça qui nous fait le plus peur.

Louis-Charles Rainville, conseiller à la santé publique de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

La santé publique reconnaît même que beaucoup de chasseurs ne respecteront pas les interdictions imposées par décret aux Québécois.

Les camps de chasse sont considérés comme des résidences. Si l'on provient d'une zone rouge, il est interdit de s'y réunir avec des personnes extérieures à sa bulle familiale.

Si vous pouvez, amenez une autre roulotte, conseille M. Rainville, tout en dressant une liste de conseils pour limiter les risques de ceux qui vont enfreindre les règles.

Il recommande par exemple de maintenir une distance d'au moins trois mètres entre les lits et de porter le masque à l'intérieur. Restez le plus possible dehors.

Le covoiturage est déconseillé, mais si on n'a pas le choix, la santé publique conseille que le passager s'assoie en diagonale dans le véhicule et que tout le monde ouvre les fenêtres et porte un masque.

« Être prudent avant, pendant et après la chasse »

Idéalement, vous vous isolez deux semaines au retour de la chasse, demande M. Rainville. On vous demande de faire chambre à part avec vos conjoints.

La santé publique recommande même de réduire les contacts sociaux dès maintenant pour ne pas amener le virus à la chasse. M. Rainville fait un parallèle avec l’émission Occupation double qui a isolé ses candidats 14 jours avant l'enregistrement.

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