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COVID-19 : des barrages pour sensibiliser les voyageurs aux abords de la Côte-Nord

Un policier questionne un automobiliste.

Le point de contrôle policier de Tadoussac qui avait été érigé au printemps et démantelé en juin (archives)

Photo : Radio-Canada / Marlène Joseph-Blais

Radio-Canada

Des contrôles routiers sont installés depuis vendredi aux points d'entrée de la Côte-Nord qui sont limitrophes à des zones rouges ou oranges. L'objectif est de prévenir la propagation de la COVID-19 dans la région, qui est encore au palier de préalerte.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord a annoncé que deux barrages routiers avaient été mis en place : un à la traverse de Tadoussac–Baie-Sainte-Catherine et un à la traverse de Matane–Baie-Comeau–Godbout.

Les autorités souhaitent s'assurer que les automobilistes se déplacent pour des motifs essentiels.

Les policiers vont être là. Il n’y a rien de coercitif, on se comprend bien, mais les policiers vont être là pour rappeler les consignes, a fait savoir le ministre de la Santé, Christian Dubé, lors d'un point de presse plus tôt cette semaine.

Le rôle des barrages pourrait évoluer

Le rôle de ces contrôles pourrait cependant évoluer et devenir coercitif, explique Claude Lévesque, président-directeur général par intérim du CISSS de la Côte-Nord.

Les policiers vont surement assurer un contrôle de vigilance, mais sans pouvoir réel de donner des amendes, mais il n’est pas exclu qu’on se rende jusque-là. Le gouvernement observe cette notion de décret au moment où l’on se parle, affirme M. Lévesque.

Limiter les déplacements

Plus tôt vendredi matin, le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, a fait appel au bon vouloir de la population pour qu’elle limite ses déplacements.

Martin Ouellet, député péquiste de René-Lévesque

Martin Ouellet, député péquiste de René-Lévesque (archives)

Photo : Radio-Canada

À ses yeux, il est justifié d’installer des contrôles routiers pour protéger la Côte-Nord, qui est encore au stade de préalerte concernant la propagation de la COVID-19. C’est important de sensibiliser la population qui quitte la Côte-Nord pour se rendre dans des zones oranges et rouges, a-t-il affirmé lors d'une entrevue à Bonjour la Côte.

Un nombre de lits limités sur la Côte-Nord

Il rappelle que la plupart des patients de la Côte-Nord qui ont été atteints de la COVID-19 ont dû être traités à l’extérieur.La Côte-Nord ne dispose que de cinq lits situés à l'hôpital de Sept-Îles pour les patients qui auraient des complications liées à la maladie.

Le centre de dépistage de Covid-19 de Sept-Îles est adjacent à l’hôpital.

L'hôpital de Sept-Îles

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Si ça va mal ailleurs, que c’est surchargé et que nos patients ne peuvent se rendre à l'extérieur, il va falloir les traiter ici, dit-il.

Martin Ouellet ajoute que la santé publique pourrait de nouveau avoir recours à la fermeture de la région, comme au printemps, si la situation se dégrade.

Un policier questionne un automobiliste.

Le point de contrôle policier de Tadoussac. (archives)

Photo : Radio-Canada / Marlène Joseph-Blais

Le député s’inquiète aussi pour les secteurs plus isolés où il serait difficile d'intervenir.

La mairesse de Blanc-Sablon, Wanda Beaudoin, partage cette inquiétude.

En entrevue sur nos ondes vendredi matin, elle s’est dite favorable à ce que toutes les personnes qui entrent en Basse-Côte-Nord se soumettent à un test de dépistage de la COVID-19. Le CISSS de la Côte-Nord en a fait mention, lors d'un point de presse, cette semaine.

Wanda Beaudoin, mairesse de Blanc-Sablon

Wanda Beaudoin, mairesse de Blanc-Sablon

Photo : Page Facebook de Wanda Beaudoin

Notre population est vulnérable et très inquiète, constate-t-elle. Il y a beaucoup de monde qui revient de zones oranges et rouges, des étudiants, des travailleurs, ce qui crée de l'anxiété dans la population.

Mme Beaudoin affirme par ailleurs que la santé publique travaille en étroite collaboration avec les maires de la Basse-Côte-Nord et que la population est très respectueuse des mesures sanitaires.

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