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Paul St-Pierre Plamondon devient le nouveau chef du Parti québécois

Paul Saint-Pierre Plamondon parle à la caméra.

Paul St-Pierre Plamondon a été élu à la tête du Parti québécois, le 9 octobre 2020.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

L'avocat Paul St-Pierre Plamondon a été élu à la tête du Parti québécois, après une longue course à la chefferie interrompue par la pandémie de COVID-19.

M. St-Pierre Plamondon, 43 ans, a récolté 56,02 % du suffrage au troisième tour, qui l'opposait au député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, qui a récolté 43,98 % des appuis. Les deux autres candidats, l'historien Frédéric Bastien et l'humoriste Guy Nantel, ont respectivement été éliminés aux premier et deuxième tours.

Lors des dernières élections, M. St-Pierre Plamondon s'était présenté dans la circonscription de Prévost, dans les Laurentides, mais sans succès. C'était sa deuxième tentative pour devenir chef de la formation péquiste.

Frédéric Bastien, Guy Nantel, Sylvain Gaudreault et Paul St-Pierre Plamondon posent autour d'une table de conférence.

Les quatre candidats étaient réunis à la permanence du PQ à Montréal pour le dévoilement des résultats. De gauche à droite : Frédéric Bastien, Guy Nantel, Sylvain Gaudreault et Paul St-Pierre Plamondon.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Le 10e leader du Parti québécois a offert un discours de victoire chargé, évoquant la souveraineté, évidemment, mais aussi l'environnement, la justice sociale, les luttes constitutionnelles, la démondialisation, etc.

Il a notamment appelé les Québécois à redevenir maîtres chez nous, reprenant le fameux slogan du gouvernement de Jean Lesage en 1960.

C’est le temps de recommencer à s’unir, de recommencer à rêver, de recommencer à y croire.

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois

Il a aussi appelé ses trois adversaires à demeurer activement au sein de la formation et a évoqué à plusieurs reprises la nécessité de se rassembler. Le Parti québécois est un parti à rebâtir, on ne s’en cache pas, a-t-il admis.

Une position visiblement partagée par le président du PQ. À la fin de cette soirée, nous devons être unis et soudés plus que jamais pour soutenir le nouveau chef en vue du scrutin de 2022, a prévenu Dieudonné Ella Oyono dans son allocution.

L'élection de ce soir, c'est le début du rebond du Parti québécois, a pour sa part affirmé le président de l'aile jeunesse du parti, Alec Ordon. Il faut dire que Paul St-Pierre Plamondon s'est posé comme le candidat de la jeunesse et du renouveau tout au long de la campagne.

Ce soir, les membres ont tranché et ce sera le changement, le renouveau. [...] J'ai fait campagne sur l'idée de rebâtir le camp du "oui" et sur l'idée qu'il faut sortir du statu quo.

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois

Par ailleurs, en point de presse après sa victoire, le nouveau leader a reconnu qu'il y a du racisme institutionnel à l'endroit des peuples autochtones, précisant qu'il y a tout de même un débat intellectuel à ne pas évacuer.

Moins d'une heure après sa victoire, le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) l'a félicité sur Twitter. Il faudra parler des relations Québec-Premières Nations, a toutefois prévenu Ghislain Picard.

Même si nos stratégies sont différentes, je souhaite qu’on fasse front commun sur certains dossiers pour faire avancer le Québec, a pour sa part indiqué le premier ministre François Legault sur Twitter, disant avoir parlé avec M. St-Pierre Plamondon pour le féliciter.

La nouvelle leader du Parti libéral, Dominique Anglade, la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, et la mairesse de Montréal, Valérie Plante, parmi d'autres, ont aussi félicité le nouveau chef péquiste sur le réseau social.

Une longue course inhabituelle

La longue course amorcée officieusement en début d'année a été suspendue à ses débuts en raison de la première vague de la pandémie de COVID-19 au printemps. Elle se conclut après trois débats, des tournées régionales des candidats et des activités virtuelles.

Les quatre candidats avaient notamment débattu le 22 septembre, sans public, sur le nationalisme, la protection de l’environnement et le territoire.

Un premier débat avait également eu lieu le 26 août, permettant aux candidats de faire valoir leur stratégie pour reconstruire le PQ et accéder à la souveraineté; un second débat, le 8 septembre, avait quant à lui porté sur l'équité et la justice.

La direction du PQ était vacante depuis la démission de Jean-François Lisée le soir du scrutin de 2018 qui avait relégué le parti au statut de deuxième opposition à l’Assemblée nationale.

Le départ de la députée Catherine Fournier, six mois plus tard, avait fait glisser les neuf députés restant au rang de troisième groupe d’opposition, derrière Québec solidaire (10 députés).

La période de scrutin des militants pour choisir leur nouveau chef avait débuté lundi dernier. Quelque 25 500 membres, parmi plus de 35 000 qui avaient le droit de voter, se sont exprimés, pour un taux de participation de 71,2 %.

Avec les informations de La Presse canadienne

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