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COVID-19 : l’incertitude plane en Outaouais, le Dr Arruda surveille la région

Des édifices et espaces verts de Gatineau.

La région de l'Outaouais demeure au niveau d'alerte orange.

Photo : Radio-Canada / Jacques Corriveau

Radio-Canada

Bien que la région de l’Outaouais demeure pour l’instant au niveau d’alerte orange, les élus et le secteur économique de la région se préparent à tous les scénarios face à l’incertitude qui plane dans la région.

Lors de son point de presse quotidien, jeudi, le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, a rappelé que les autorités de la santé publique étaient aux aguets dans la région.

C'est une situation sous haute surveillance. C'est possible qu'elle reste au orange, c'est possible qu'elle passe au rouge.

Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique

Même si le CISSS de l’Outaouais rapporte 32 cas confirmés à la COVID-19 jeudi, une diminution comparativement aux derniers jours, les commerçants sont sur le qui-vive face à une situation qui peut changer très rapidement.

Les gens se préparent et je pense que tout le monde a conscience que la situation a l'air de se dégrader, a avoué le directeur général de Vision Centre-Ville, Stefan Psenak.

Face à la menace du passage au rouge, certains restaurateurs ont décidé de réduire l'inventaire pour ne pas se retrouver à jeter des produits frais.

On n’a pas le choix de se préparer, a expliqué Benoît Desjardins, propriétaire du restaurant Pizzédélic. Le gros problème qu’on vit avec la restauration, c’est qu’on a vraiment un inventaire périssable. Quand on travaille avec des produits frais, avec de la laitue, je ne peux pas mettre de la laitue dans un congélateur.

Pour Didier Farré, propriétaire du Cinéma 9, le passage au rouge des villes comme Montréal et Québec complique la situation des salles de cinéma des municipalités comme Gatineau où on projette encore des films.

Didier Farré donne une entrevue à Radio-Canada au Cinema 9.

Didier Farré, le propriétaire du Cinéma 9 à Gatineau, s'inquiète de la situation.

Photo : Radio-Canada

Comme les villes principales qui sont en zone rouge sont fermées, je n’aurai pas de films parce que les distributeurs ne voudront pas sortir leurs gros films pour seulement Gatineau et Caraquet, a confié M. Farré.

Cette situation est d’autant plus compliquée que les autorités de santé rappellent de limiter les contacts et les sorties, ce qui crée de la confusion et une baisse d'achalandage dans les commerces.

Des fois, je dis un peu pour rire, j'aimerais quasiment qu’on nous mette en zone rouge, car ils n’arrêtent pas de dire allez pas dans les restaurants, bien là on ne sait pas sur quel pied danser.

Benoît Desjardins, propriétaire du restaurant Pizzédélic

Les messages transmis par les autorités publiques créent de la confusion dans les différentes régions du Québec selon leur couleur, croit Didier Farré.

Il n'y a pas eu un seul cas dans les salles de cinéma, donc les gens viennent en toute sécurité, mais il y a beaucoup de gens qui pensent qu’on est fermés parce que les annonces ont été faites pour que la majorité des salles de cinéma ferment, a indiqué le propriétaire du Cinéma 9.

Pour le directeur général de Vision Centre-Ville, Stefan Psenak, la situation incertaine dans laquelle se trouve l'Outaouais en ce moment entraîne un véritable sentiment de résignation.

Il y a un sentiment de résignation, de découragement, de fatigue, car on est devant des stress. Les gens restent ouverts et les chiffres de vente ne sont pas à la hauteur pour toutes sortes de considérations parce que le message qui est envoyé c’est "restez chez vous", a-t-il expliqué.

Incertitude chez les élus

Même si la région n’a pas encore basculé au niveau d’alerte maximale, la médecin-conseil en maladies infectieuses à la direction de la santé publique de l'Outaouais, la Dre Carol McConnery, souhaite que la population se comporte comme si la région était dans le rouge.

On demande, même si on n'est pas encore en rouge, d'appliquer certaines mesures du rouge, c’est-à-dire limiter au maximum les rassemblements intérieurs, mais aussi extérieurs, a affirmé la Dre McConnery.

Tandis que tout le monde s’entend pour faire tout ce qui est possible afin de demeurer au niveau d’alerte orange, la préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, avoue craindre le pire face à ce qui pourrait arriver en cas de changements de couleur.

Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau en entrevue.

Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, souhaite plus de flexibilité de la part du gouvernement.

Photo : Radio-Canada

Alors que la région de la Vallée-de-la-Gatineau ne connaît aucun cas actif à l’heure actuelle, la préfète souhaite que le gouvernement se montre plus flexible et puisse donner la possibilité à certaines MRC de ne pas être englobées dans la zone rouge.

On m’a dit qu’il pourrait y avoir une possibilité de moduler pour une région comme nous où on n’a pas de cas actifs. Donc, là il faut s'asseoir rapidement parce que moi j’ai une pression de ma MRC. Les gens ne savent pas où s’en aller, affirme Mme Lamarche.

Avec les informations de Nathalie Tremblay et Josée Guérin

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