•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des parents s’organisent pour une Halloween réduite

Salma tient un de ses fils déguisé en SuperMan. Son conjoit tient leur autre fils dans ses bras.

Salma El Yamani (à gauche) et sa famille sont fébriles à l'idée de fêter l'Halloween malgré la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Alors que la pandémie rend improbable le traditionnel porte-à-porte pour aller demander des bonbons, des parents préparent une soirée spéciale pour leurs enfants malgré la COVID-19. La santé publique, elle, recommande aux familles de limiter leurs contacts sociaux.

Salma El Yamani a toujours aimé l’Halloween. C’est une fête que je célèbre depuis que je suis toute petite et je transmets ça à mes enfants, explique la mère de famille.

La Torontoise a donc eu une idée pour cette fête qui lui est chère.

On est un petit groupe de mamans, on se côtoie régulièrement, nos enfants vont à l’école ensemble. On s’est dit qu’on allait faire une chasse aux bonbons, soit dans un parc soit ici, à l’extérieur, dans ma cour, explique Mme El Yamani. 

Et si son plan tombe à l’eau, la mère a une autre carte dans sa manche. Elle contactera par vidéoconférence les grands-parents des enfants qui seront déguisés eux aussi, pour qu’ils participent à une petite chasse aux friandises à la maison. 

Deux petits garçons se courent l'un après l'autre sur l'herbe.

Les enfants de Salma El Yamani s'amusent dans la cour arrière de la maison alors qu'ils portent des déguisements d'Halloween.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Chez les Tousignant, on ne se cassera pas le tête. Toute la petite famille sera déguisée, et on fera une petite chasse aux trésors à la maison en famille. 

Je pense qu’on a déjà pris notre décision, parce qu’on ne pense pas que ça va s’améliorer beaucoup d’ici la fin du mois d’octobre, indique le père, Jean-Éric Tousignant. 

Ce dernier précise néanmoins qu’il sortira assurément son fidèle costume de Où est Charlie? lors de la soirée du 31 octobre. 

Sa fille, Anna, dit comprendre les consignes de distanciation, même lors des fêtes. 

J’aimerais mieux que tout le monde soit capable de le faire et qu’on puisse visiter les maisons, mais je suis contente, souligne la petite fille âgée de 9 ans. 

Jean-Éric tient un de ses enfants dans ses bras pour poser. On voit sa conjointe et deux autres de leurs enfants dans la photo.

Jean-Éric Tousignant (en haut à droite) et sa famille, resteront à la maison pour l'Halloween cette année en raison de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Limitez vos contacts, dit la santé publique 

Bien que la plupart des agences locales de santé publique attendent les directives de la santé publique de l’Ontario pour communiquer des recommandations précises quant à l’Halloween, certains bureaux en zone chaude ont commencé la prévention. 

La santé publique de Peel recommande de garder les célébrations avec votre ménage immédiat, écrit par courriel une porte-parole de la région de Peel, un des endroits les plus touchés par la deuxième vague de COVID-19 en Ontario. 

Cette dernière ajoute que si des invités provenant d’autres ménages devaient se greffer aux célébrations d’Halloween, tous les participants du rassemblement devraient appliquer les consignes de la santé publique par rapport au virus, comme le port du masque. 

La Santé publique d’Ottawa, une autre zone dite chaude dans la province, invite les gens à éviter de se rassembler au cours des prochaines semaines. 

Est-ce une bonne idée d’organiser un rassemblement ou d’y participer? La réponse franche à cette question est non. Pour notre bien-être à tous pendant cette période de grande vulnérabilité, nous demandons aux résidents d’éviter les rassemblements, peut-on lire sur son site web. 

Attention à l’Action de grâce

Même dans les zones où on recense moins de cas, on demande au public de faire attention, particulièrement avec le weekend de l’Action de grâce. 

C’est les actions qu’on fait aujourd'hui qui impactent les décisions et les choses qu’on doit faire dans le futur, résume Natalie Philippe, infirmière auxiliaire à Santé publique Sudbury. 

Elle recommande aux gens d’organiser leurs célébrations de l’Action de grâce virtuellement et d’éviter les voyages non essentiels d’une région à l’autre. 

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !