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15 recueils de nouvelles qui font du bien

Une jeune femme lit un livre, assise dans un sofa avec une tasse dans la main.

Les 15 recueils conseillés sont apaisants et réconfortants.

Photo : getty images/istockphoto / YakobchukOlena

Cecile Gladel

Les livres sont souvent des baumes pour l'âme qui aident à passer à travers des périodes difficiles. Alors que nous entrons dans la deuxième vague de la COVID-19 et que les régions québécoises en zone rouge ont entamé un deuxième confinement, pourquoi ne pas en profiter pour découvrir des recueils de nouvelles apaisants et réconfortants?

Plusieurs écrivaines, qui ont aussi dirigé ou écrit des nouvelles dans les recueils collectifs Projet P. Quinze femmes parlent de pénis, Cruelles et D’autres mondes, tout juste parus ou à paraître prochainement, ont fouillé dans leurs lectures pour conseiller des livres qui font du bien, qui apaisent les esprits et, parfois, engendrent le rire.

Voici leurs suggestions :


Les fins heureuses (Nouvelle fenêtre), de Simon Brousseau

Page couverture du recueil de nouvelles, une moitié est or, et l'autre, pourpre.

« Les fins heureuses », de Simon Brousseau

Photo : Cheval d'Août éditeur

Ce sont des textes très courts, qui sont des instantanés drôles et cyniques. Un humour réjouissant s’en dégage. – Marie-Noëlle Gagnon, éditrice et autrice

Ce recueil paru en 2018 joue avec le cynisme et le désespoir. On y croise toute une galerie de personnages à la fois familiers et insolites, notamment un nageur passif-agressif qui règle ses comptes à la piscine municipale à coups de missives anonymes.


Cataonie (Nouvelle fenêtre), de François Blais

Sur la page couverture du recueil, un cochon est assis dans un fauteuil.

« Cataonie », de François Blais

Photo : L'instant même

Le protagoniste est obsédé par la gloire, et il est prêt à tout pour arriver à ses fins. François Blais met en scène un univers décalé et il manipule les codes. Son personnage est effronté et impertinent. Il le met dans des situations tellement absurdes, c’est hilarant. – Suzanne Myre, nouvelliste et romancière

Résumé de la maison d'édition : Ce premier recueil de nouvelles de François Blais rassemble six aventures d'un protagoniste narrateur aux obsessions singulières. Ce personnage est un arriviste de mauvaise foi qui est prêt à vraiment tout pour s'attirer les faveurs des puissants de ce monde, notamment le magnat de la presse du Grand Shawinigan. Quant à son pouvoir de séduction, aucune femme sensée ne saurait y résister.


Shut Up You're Pretty, de Téa Mutonji (Nouvelle fenêtre)

Un pot de fleurs sur la page couverture.

« Shut Up You're Pretty », de Téa Mutonji

Photo : Arsenal Pulp Press

C’est super agréable, rafraîchissant et intéressant. Ça nous plonge dans des univers qui ne sont pas nécessairement les nôtres. C’est très bon. – Jeanne Dompierre, autrice et rédactrice en chef de La fabrique culturelle

Résumé de la maison d'édition : Une femme observe les traditions congolaises lors d'un mariage en famille, une adolescente cherche le bonheur dans un paquet de cigarettes, une mère renoue avec sa fille grâce à leur intérêt commun pour le poisson, et une jeune femme décide de se raser la tête dans la salle d'attente d’une clinique d'avortement.

Disponible seulement en anglais. La traduction en français est prévue en août 2021 par la maison d’édition Tête première.


Chroniques d’Avonlea (Nouvelle fenêtre), de Lucy Maud Montgomery

L'image de la page couverture montre un champ de fleurs et des maisons au loin.

« Chroniques d’Avonlea », de Lucy Maud Montgomery

Photo : Gallimard

Il n’y a pas grand-chose de plus porteur et de plus optimiste que ces nouvelles. C’est un bouillon de poulet pour l’âme. – Marie-Noëlle Gagnon

Résumé de la maison d'édition : Dans ces deux recueils, vous retrouverez les personnages sympathiques et truculents qui gravitent autour de la jeune Anne. Des histoires passionnantes qui révèlent à nouveau la richesse humaine de la petite communauté d'Avonlea et la beauté des paysages de l'Île-du-Prince-Édouard.


Quand les guêpes se taisent, de Stéphanie Pelletier (Nouvelle fenêtre)

Page couverture du livre avec un dessin de fleur orange sur un fond blanc.

« Quand les guêpes se taisent », de Stéphanie Pelletier

Photo : Lemeac

Ce sont de courtes nouvelles qui se situent dans un paysage rural, en région. Stéphanie Pelletier a son fond de rang tatoué sur le cœur. Elle part de petits détails dont découlent les nouvelles. Elle parle notamment de la notion du temps qui passe et déploie ça de manière merveilleuse. – Laurence Veilleux, poète qui a reçu le prix Émile-Nelligan en 2020.

Résumé de la maison d'édition : Un recueil qui met en scène des personnages amoureux de la vie, qu’elle commence, finisse ou recommence, qu’elle soit aussi légère qu’une journée de printemps ou le papotage de cousines à une noce, aussi sournoise qu’une lumière d’automne ou le bonheur au fond d’un lit.


Stalkeuses, sous la direction de Fanie Demeules et Joyce Baker (Nouvelle fenêtre)

L'image d'un œil dans un cercle est placée sur la page couverture au-dessus du titre.

« Stalkeuses », sous la direction de Fanie Demeules et Joyce Baker

Photo : Québec Amérique

Ça fait du bien à lire, car on assouvit une forme de voyeurisme en lisant les nouvelles. C’est dans le domaine de l’imaginaire, mais on peut tous et toutes se mettre à la place de plusieurs des narratrices. C’est vraiment intéressant. – Marie-Pier Lafontaine, autrice

Résumé de la maison d'édition : Les nouvelles de ce collectif nous mettent dans la peau de stalkeuses, ces femmes qui suivent leurs obsessions et qui ne s’en excusent pas. À travers leurs regards indiscrets, elles nous confrontent à notre propre voyeurisme.


Nullipares, sous la direction de Claire Legendre  (Nouvelle fenêtre)

La page couverture du livre montre le titre du recueil sur une image où l'on voit, en gros plan, en partie le corps d'une femme.

« Nullipares », sous la direction de Claire Legendre

Photo : Hamac

Le résultat de ce recueil est fabuleux et fantastique, c’est une bouffée d’oxygène. Ça vient éclairer une réalité très taboue et stigmatisée. Avoir accès à la réalité de ces femmes est nécessaire, mais c’est aussi un acte littéraire bien écrit. Ce sont des réflexions très personnelles. Mon texte coup de cœur est celui de Monique Proulx. Beaucoup de force se dégage du recueil. Je me sentais très enthousiaste après cette lecture, ce n’est pas lourd. – Fanie Demeules, écrivaine, chargée de cours à l’Université du Québec à Montréal et responsable éditoriale des maisons d’édition Tête première et Hamac

Des textes signés Monique Proulx, Catherine Voyer-Léger, Sylvie Massicotte, Martine-Emmanuelle Lapointe, Brigitte Faivre-Duboz, Camille Deslauriers, Jeanne Bovet, Agathe Raybaud, Hélène Charmay et Claire Legendre.


Le nombril de la lune (Nouvelle fenêtre), de Françoise Major

Sur la page couverture, la photographie délavée d'une fillette qui court.

« Le nombril de la lune », de Françoise Major

Photo : Cheval d'Août éditeur

Ça se passe dans la ville de Mexico, et je planifiais y retourner avant le début de la pandémie. Un réconfort, car c’est le dépaysement. J’ai aussi l’impression de retrouver la ville que j’aime. C’est pour les personnes en manque de voyage, et c’est porté par une belle plume. – Chloé Varin, écrivaine et chroniqueuse

Résumé de la maison d'édition : Mexico, ses jacarandas, ses rues défoncées, les cris des vendeurs ambulants. Françoise Major dépeint un univers entre splendeur et infamie où s’entrelacent le poids de la tradition et une modernité sans foi ni loi : l’amour fleur bleue côtoie la trahison, la fête reprend toujours ses droits malgré la barbarie.


Marcher sur un LEGO et autres raisons d’aimer la vie (Nouvelle fenêtre), de Stéphane Dompierre

La page couverture est entièrement bleue, sans image.

« Marcher sur un LEGO et autres raisons d’aimer la vie », de Stéphane Dompierre

Photo : Québec Amérique

J’aime la verve de Stéphane et son humour. Il pose un regard tellement vif et juste sur les aléas du quotidien. On se reconnaît dans ses textes sur les petits irritants du quotidien. Puisque tout le monde est à fleur de peau en ce moment, c’est une belle manière de prendre un recul et d’en rire. – Chloé Varin


Juliette ou Les morts ne portent pas de bigoudis (Nouvelle fenêtre), de Pénélope Mallard

Sur une couverture blanche, un petit encadré laisse voir une peinture où deux personnes marchent en forêt.

« Juliette ou Les morts ne portent pas de bigoudis », de Pénélope Mallard

Photo : Lévesque éditeur

C’est du réalisme magique avec un personnage fascinant. Depuis l’enfance, la protagoniste voit des choses que les autres ne voient pas dans une bouilloire rose. Ce sont des nouvelles drôles, attendrissantes, avec une préoccupation écologique. On se pose des questions sur ce qui est visible ou pas, ce qui existe ou pas. Et Pénélope écrit très bien. – Camille Deslauriers, professeure au Département des lettres et humanités de l'Université du Québec à Rimouski et autrice

Résumé de la maison d'édition : Quand Juliette quitte la France pour s’établir au Québec, elle ne se doute pas que le fantôme de sa grand-mère-vitriol a élu domicile dans la bouilloire qu’elle trimballe avec elle. Elle ne sait pas non plus qu’une autre revenante l’accompagne dans sa traversée vers le Nouveau Monde.


En savoir trop (Nouvelle fenêtre), de David Bélanger

Une photo pleine page d'un escalier, dans des tons de vert,  compose la couverture.

« En savoir trop », de David Bélanger

Photo : L'instant même

C’est ludique, léger et intéressant à lire. Des écureuils prennent le contrôle. Ce sont des textes qui font du bien à lire. – Marie-Pier Lafontaine

Résumé de la maison d'édition : Dans ce recueil de 15 nouvelles, les lieux et les situations, aussi familiers soient-ils, basculent tranquillement vers l'étrange. Au fil des pages, on est happé par des récits rythmés qui mettent en scène un monde qui, l'air de rien, se désagrège.


Dominoes at the Crossroads (Nouvelle fenêtre), de Kaie Kellough

Des boules couleur sable sur fond blanc composent la page couverture.

« Dominoes at the Crossroads », de Kaie Kellough

Photo : Vehicule Press

Un auteur noir réfléchit beaucoup à l’identité noire au Canada. Il y a une grosse recherche historique. – Chloé Savoie-Bernard, poète

Résumé de la maison d'édition : Dans ce recueil, les personnages naviguent entre la race, l’histoire et le passage de l’âge à travers leurs confessions et leurs rêves. À travers les yeux de musiciens de jazz, de personnes qui font du pouce, de banlieusards tranquilles, d'étudiants radicaux, d'agents secrets, d'historiens et de leurs ancêtres esclaves fugitifs, l’auteur nous guide sur des pavés du Vieux-Port de Montréal, aux feuillages d'une forêt tropicale sud-américaine.

Disponible seulement en anglais


Le torrent (Nouvelle fenêtre), d’Anne Hébert

Sur la page couverture, un homme se tient debout au bord d'une rivière.

« Le torrent », d’Anne Hébert

Photo : Bibliothèque québécoise éditeur

C’est l’une des écrivaines qui m’a le plus inspirée. Son seul recueil de nouvelles est super intéressant. – Chloé Savoie-Bernard

Résumé de la maison d'édition : Ce recueil raconte le drame d’un jeune homme, privé de son enfance et dépossédé du monde, qu’une mère acariâtre, pour cacher son déshonneur et la faute dont elle se sait coupable, destine à la prêtrise.


Le charme discret du café filtre (Nouvelle fenêtre), d'Amélie Panneton

La page couverture montre la photo d'un trou d'une serrure sur fond vert.

« Le charme discret du café filtre », d'Amélie Panneton

Photo : Éditions de la Bagnole

Avec une plume magnifique, tout en douceur, l'autrice nous présente le quotidien de personnages qui habitent tous dans le même immeuble, des personnages qu'on aurait envie de croiser, nous aussi cet automne, au détour d'un corridor, pendant les longues semaines de semi-confinement. – Karine Glorieux, autrice et professeure au Collège de Maisonneuve

Résumé de la maison d'édition : Nous sommes rue Saint-Joseph, à Québec, au cœur du quartier Saint-Roch. Voici le territoire idéal pour un tel portrait, un tel puzzle : lieu par excellence du métissage social et de la cohabitation inévitable entre les différentes classes de ce microcosme de la société.


La vie en fuite, de Denis Bélanger

Portrait en noir et blanc de l'auteur.

Denis Bélanger

Photo : Boréal

On perd un peu la mémoire des nouvellistes qui nous ont précédés. On n’entend plus parler de Denis Bélanger, qui est décédé du sida en 1992. C’est son seul recueil de nouvelles, et c’est franchement drôle. Il était en train d’écrire un roman quand il a appris que ses jours étaient comptés. On sent un état d’urgence d’écrire et de publier. – Sylvie Massicotte, nouvelliste, romancière, parolière, animatrice d'ateliers d'écriture – elle en offre d'ailleurs quelques-uns en ligne au mois d'octobre.

Le recueil peut être emprunté à la Grande bibliothèque de Montréal. Offert aussi en livre audio adapté.


Voici aussi d’autres suggestions : L’œil, de Sylvie Massicotte; Futurs, un collectif de nouvelles de science-fiction dirigé par Mathieu Villeneuve; Les ovaires, l'hypothalamus et le cœur, de Camille Deslauriers; L’allumeuse, de Suzanne Myre; Le numéro 138 dXYZ, dirigé par Sylvie Massicotte et Hélène Rioux; Et si on avait un autre chien, de Jean-Paul Baumier.

Des livres réconfortants à écouter :

Véritable tremplin pour les écrivaines et écrivains canadiens, les Prix de la création Radio-Canada (Nouvelle fenêtre) sont ouverts à toute personne qui écrit, de façon amateur ou professionnelle. Ils récompensent chaque année les meilleurs récits (histoires vécues), nouvelles et poèmes inédits soumis au concours.
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