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Une aide financière pour des garderies du Nunavut

Une femme supervise un jeune enfant dans une garderie.

Les gouvernements du Canada et du Nunavut ont annoncé mercredi un financement d'environ 5 millions de dollars pour les garderies du territoire.

Photo : CBC / Kieran Oudshoorn

Des garderies du Nunavut recevront une aide financière d’environ 5 millions de dollars qui doit servir, entre autres, à créer de nouvelles places et à absorber des dépenses liées à la pandémie.

Ottawa a annoncé l’octroi d’une première enveloppe de 2,6 millions de dollars pour aider les garderies et les écoles du territoire à éponger les dépenses imposées par la crise sanitaire.

La somme découle du fonds de relance sécuritaire du gouvernement fédéral qui prévoyait environ 625 millions de dollars pour les services de garde d’enfants partout au pays.

[L’idée] est d’aider les services de garde et les écoles primaires et secondaires à s’ajuster à la nouvelle réalité , a indiqué le ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, Ahmed Hussen, en point de presse.

Le financement doit principalement servir à l’achat d’équipement de protection individuelle, de produits de nettoyage, à aménager plus d’espace et à améliorer les systèmes de ventilation.

Il est essentiel que les Nunavummiut aient accès à des services de garde abordables et de qualité [...] peu importe le type de scénario que risque d’entraîner la pandémie de COVID-19, a affirmé le ministre territorial de l’Éducation, David Joanasie.

Il n’est pas seulement question de répondre à une éclosion, mais d’agir à titre préventif pour que [les garderies] puissent faire ce qui est nécessaire pour maintenir les enfants et leurs employés en sécurité; et cela coûte de l’argent.

Ahmed Hussen, ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social

Nouvelles places en garderie

Les gouvernements fédéral et territorial ont aussi annoncé une entente bilatérale qui donne droit à une deuxième enveloppe, celle-ci de 2,4 millions de dollars pour l’année 2020-2021, afin d'accroître le nombre de places en garderie, un défi auquel se heurte le territoire depuis plusieurs années.

Cette aide vise aussi à former plus d’éducateurs en garderie, à offrir un perfectionnement professionnel, à élaborer des ressources pédagogiques et à financer les opérations des établissements.

Bien que ce financement soit le bienvenu, la directrice de la garderie Inukshuk Infant Development Centre d’Iqaluit, Maureen Persaud, croit qu’il est insuffisant pour pallier les défis auxquels font face les garderies du territoire.

Dans notre secteur, nous avons de la difficulté à garder nos employés parce que nous ne sommes pas en mesure de compétitionner avec les avantages [sociaux] offerts dans les emplois au gouvernement.

Elle explique que son établissement, comme bien d’autres garderies au territoire, est confronté à un haut taux de roulement de son personnel et un recrutement difficile.

Ce dont nous aurions vraiment besoin, ce serait une subvention nordique pour le logement, dit-elle. En ce moment, nos employés n’ont pas ce type d’avantages sociaux. Le coût de la vie et le bien-être de nos employés sont vraiment des défis.

Iqaluit l'été.

Le coût de la vie et du logement étant particulièrement élevés au Nunavut, Maureen Persaud souhaiterait que ses employés aient de meilleures conditions salariales.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

La garderie Inukshuk Infant Development Centre compte actuellement 10 éducateurs et 24 enfants - le nombre maximum permis dans l’établissement - mais 82 autres sont toujours sur la liste d’attente.

Pour pouvoir accueillir plus d’enfants, il faut plus d’espace… et donc, un financement conséquent , souligne-t-elle.

Nous apprécions tout le financement que nous recevons, mais il est essentiel d’offrir aux éducateurs en garderie un salaire décent, des avantages sociaux [et] des allocations nordiques pour le logement, dit-elle. Mais puisque les garderies sont des organismes à but non lucratif, nous ne pouvons tout simplement pas nous le permettre financièrement.

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