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Les écoles secondaires en zone rurale : les chanceuses de la pandémie

Sabrina Martin Frigault en entrevue à Radio-Canada devant son école.

Sabrina Martin Frigault est une élève de 12e année de l’école Étoile de l’Acadie, à Rogersville.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les adolescents du Nouveau-Brunswick doivent alterner entre l'école et l’apprentissage à la maison depuis la rentrée de septembre, mais ce n'est pas le cas de certains élèves qui fréquentent des écoles en zone rurale.

Sabrina Martin Frigault et Marco Richard, deux élèves en douzième année à l’école Étoile de l’Acadie, à Rogersville, sont du nombre.

Ils s'estiment chanceux, car contrairement à d’autres élèves du secondaire de la province, ils continuent à se rendre physiquement chaque jour à leur établissement d’enseignement.

Marco Richard en entrevue avec Radio-Canada devant son école.

Marco Richard se considère chanceux de pouvoir continuer d'aller à l'école chaque jour, contrairement à la plupart des autres adolescents du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Ça me donne plus de motivation de faire mon travail quand je suis à l’école. Pour être honnête, si j’étais à la maison, je ne le ferais pas bien. Je le ferais, mais je le ferais à moitié, admet Sabrina.

Marco partage l’opinion de sa consœur de classe. Je trouve que ça serait moins motivant de prendre le cours. Comme tu te lèves le matin, t’es encore à la maison, il faut que t’ailles sur l’ordinateur, qui prend plus de temps.

Leur école a échappé à l'alternance entre les cours en classe et l’apprentissage à la maison en raison du petit nombre d’élèves qui la fréquentent.

La directrice de l’école Étoile de l’Acadie, à Rogersville, Jessica Thériault Doucet.

La directrice de l’école Étoile de l’Acadie, à Rogersville, Jessica Thériault Doucet.

Photo : Radio-Canada

Le fait qu’on n’est pas beaucoup d’élèves au secondaire, des fois, ça joue contre nous, mais cette fois-ci, ça l'a certainement joué à notre avantage, explique la directrice de l’école, Jessica Thériault Doucet.

Elle se sent privilégiée. Je pense qu’une de nos chances, c’est d’être capables d’accueillir nos élèves à tous les jours et ça joue en notre faveur, poursuit-elle.

L’école compte environ 70 élèves de la neuvième à la douzième année.

Pour assurer la distanciation physique, l'équipe a revu son horaire et ses offres de cours.

L’enseignant Philippe McCaie trouve aussi que la présence physique des élèves favorise la vie scolaire.

Tu peux voir les réactions [des élèves] un petit mieux quand tu les expliques [en classe]. Ils se sentent plus à l’aise de poser des questions.

Une citation de :Philippe McCaie, enseignant à l'école Étoile de l'Acadie
Philippe McCaie, enseignant à l'école Étoile de l'Acadie.

Philippe McCaie, enseignant à l'école Étoile de l'Acadie.

Photo : Radio-Canada

Il rappelle qu’un retour complet en salle de classe permet aussi d’éviter des problèmes de connexion Internet.

Selon le reportage de Wildinette Paul

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