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Un appareil intelligent de chasteté masculine vulnérable aux pirates

Les utilisateurs du dispositif pourraient voir leur sexe verrouillé à distance par des personnes malveillantes.

Un objet en plastique et en métal dans lequel on pourrait glisser un sexe masculin.

Une photo du Cellmate, l'appareil de Qiui permettant de verrouiller les parties génitales masculines.

Photo : Qiui

Agence France-Presse

Une faille dans le système de sécurité d'un appareil destiné à favoriser la chasteté masculine permet à des pirates informatiques de le maintenir verrouillé à distance, laissant ainsi le sexe de ses utilisateurs pris au piège. L'avis a été émis par des scientifiques.

Le dispositif nommé Cellmate, fabriqué par la société chinoise Qiui, est une sorte de cage dans laquelle l'homme glisse son sexe avant de verrouiller le dispositif avec un anneau en acier.

L'appareil, vendu à la fois comme un jouet sexuel de soumission et un moyen de contrôler l'éventuelle infidélité de son partenaire, ne possède pas de clé physique ou de commande manuelle. Son verrouillage se fait par Bluetooth au moyen d'une application pour téléphone intelligent.

Des spécialistes en matière de sécurité ont cependant découvert de nombreuses failles dans son système qui le rendent vulnérable au piratage.

Nous avons découvert qu'à distance, des pirates peuvent empêcher l'ouverture du verrou Bluetooth, laissant ainsi [le sexe] de l'utilisateur coincé dans l'appareil. Il n'y a pas de déverrouillage physique possible, a indiqué mardi Pen Test Partners (PTP), une société britannique spécialisée dans la sécurité.

Seul un outil physique, comme une scie, peut permettre de libérer l'utilisateur.

Les informations personnelles à risque

La société a également mis en lumière d'autres failles liées à cet appareil, vendu 189 $ US sur le site Internet de Qiui.

Les informations personnelles des utilisateurs de Cellmate, comme les noms, les numéros de téléphone, les dates d'anniversaire et les données de localisation, sont facilement accessibles.

Il ne faudrait pas plus de deux jours à un pirate informatique pour exfiltrer la totalité de la base de données des utilisateurs et l'utiliser à des fins de chantage ou d'hameçonnage, a écrit Alex Lomas de PTP dans un rapport sur l'appareil.

Il existe des lois répressives dans certains pays; les utilisateurs de ce type de dispositif pourraient être exposés, sans fondement, aux forces de l'ordre et aux fanatiques.

Alex Lomas

Sollicitée par l'Agence France-Presse, la société Qiui n'a pas répondu à une demande de commentaires.

De son côté, PTP affirme avoir pris contact en avril avec Qiui pour lui faire part de ces failles.

La société chinoise a résolu la plupart des problèmes en mettant à jour le logiciel de l'appareil, mais elle précise que les utilisateurs de l'ancienne version demeurent vulnérables, d'autres scientifiques ayant trouvé des failles similaires.

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