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Près de 10 000 accidents en 4 ans à Sherbrooke

Un piéton traverse la rue alors que plusieurs véhicules circulent.

L'intersection des rues King Ouest et Belvédère est la priorité de la Ville de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

La Ville de Sherbrooke a dévoilé son plan d’intervention de sécurité routière et cible 35 intersections ou tronçons qui pourraient faire l'objet d'interventions.

C'est le cas notamment de l'intersection au coin de la rue King Ouest et de la rue Belvédère qui est placée en tête des priorités.

La Ville prévoit commencer par changer la signalisation et faire de la sensibilisation auprès des usagers.

Il y a des actions à court terme peu onéreuses que l’on peut mettre tout de suite en place. Au fur et à mesure, on va pouvoir monitorer (sic) si on doit aller vers une solution plus costaude, un réaménagement géométrique, explique Jocelyn Grenier, directeur adjoint au service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke.

C’est la première fois que la Ville procède à une analyse complète de la situation concernant la sécurité routière et le nombre d’accidents sur son territoire.

De 2002 à 2016, il y a eu 9 090 accidents. Un chiffre élevé, mais la tendance est à la baisse.

Aussi, les accidents surviennent en majorité à l’heure de pointe et impliquent en très forte majorité des automobilistes.

La Ville assure toutefois que le plan ne permettra pas de tout régler et elle souhaite favoriser l’utilisation du transport en commun pour diminuer l’achalandage sur les routes.

Justement, le Conseil régional de l'Environnement de l'Estrie (CRÉE) espère que les ajustements aux intersections prendront en compte les piétons et cyclistes et pas uniquement les automobilistes.

Je croise très fort les doigts pour que l’on prenne le temps de discuter avec les utilisateurs qui ne prennent pas l’auto à ces endroits-là pour bien comprendre pourquoi il peut être difficile de traverser à ces endroits, mentionne Alexandre Demers, adjoint à la transition écologique au CRÉE.

Par ailleurs, de nombreuses études démontrent que les commerces de proximité peuvent faire partie de la solution. L’étalement urbain et la construction de gros centres commerciaux augmentent le nombre d’accidents.

La première chose qu’il faut faire si on veut réellement réduire notre bilan routier, c’est de réduire le nombre de kilomètres que l’on fait sur les routes. Malheureusement, la planification urbaine des quartiers était centrée sur les voitures, la liberté que nous procurent les voitures. Ça nous a permis d’étaler nos villes, mais là, on en subit les conséquences en termes de bilan routier, mais environnemental aussi, ajoute Marie-Soleil Cloutier, professeure et directrice du Laboratoire Piétons et Espace urbain.

Les interventions prévues du côté de la Ville de Sherbrooke pourraient nécessiter des investissements de plus de cinq millions de dollars.

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