•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Airbus ajoute une version de luxe de l'A220 à son portefeuille de produits

Un employé travaille sous l'aile d'un appareil.

Un employé d’Airbus travaille sous l’aile d’un A220 à l’usine de Mirabel, au Québec.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La Presse canadienne

Aux commandes de l'A220 depuis juillet 2018, Airbus lance une version de luxe de cet avion initialement développé par Bombardier destinée aux mieux nantis. Les premiers exemplaires seront assemblés à Mirabel, dans les Laurentides.

La finition intérieure de l'avion d'affaires Two Twenty, dévoilé mardi par l'avionneur européen, s'effectuera toutefois dans l'usine de l'entreprise suisse Comlux à Indianapolis, aux États-Unis. En commandant deux appareils, dont l'entrée en service est prévue en 2023, cette firme servira de client de lancement.

Quatre autres commandes ont également été obtenues auprès d'un autre client dont l'identité n'a pas été dévoilée.

Une porte-parole de la Société en commandite Airbus Canada, Annabelle Duchesne, a précisé que la ligne d'assemblage de l'A220 située à Mobile, en Alabama, pourrait également assembler la version affaires de l'A220.

Nous déciderons où nous assemblons l'avion en fonction du plan industriel et de la capacité de chaque ligne d'assemblage, ainsi que des exigences de nos clients, a-t-elle fait savoir dans un courriel.

L'avionneur européen offre déjà des versions luxueuses de ses familles A320, A330 et A350, mais dans le contexte où la pandémie de COVID-19 continue de paralyser l'aviation commerciale, il fait le pari que le segment des avions de luxe sera moins affecté. Cependant, ce marché semble plutôt restreint. L'an dernier, Airbus a procédé à six livraisons de conversions, selon les données compilées par la General Aviation Manufacturers Association (GAMA).

Cette conversion de l'A220 ne constitue donc pas une tentative de rivaliser avec les portefeuilles de joueurs comme Bombardier – qui est sur le point de concrétiser son recentrage vers les jets d'affaires.

C'est difficile de concevoir qu'ils (Airbus) vont vendre plus qu'une poignée d'appareils, a souligné l'analyste Richard Aboulafia, de la firme américaine Teal Group, au cours d'un entretien téléphonique. Si vous achetez cet avion, il y a des chances que cela soit pour transporter une équipe de football ou que vous soyez une agence gouvernementale.

Beaucoup plus grande que les jets d'affaires, la version de luxe de l'A220 peut parcourir une distance estimée à 10 500 kilomètres – légèrement inférieure à celle du Global 5500 de Bombardier – ce qui permet par exemple de relier Londres à Los Angeles.

Les investissements nécessaires à la nouvelle version de l'A220 émanent de la société en commandite, a indiqué Mme Duchesne, qui n'a pas offert plus de détails à ce sujet. Cela ne change rien à la structure du partenariat, dans lequel l'État québécois détient 25 %.

Au 31 mars, l'investissement d'un milliard de dollars américains effectué par l'État québécois dans le programme de l'A220 – l'ancienne C Series – ne valait qu'entre 204 et 231 millions de dollars américains, selon les états financiers du Fonds de développement économique. Tout indique que Québec ne pourra pas recouvrer la valeur de son investissement au 1er janvier 2026, lorsqu'Airbus pourra racheter sa participation.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !