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Les jeunes de Saint-Albert brisent les tabous sur le suicide

Un groupe d'adolescents rassemblés autour d'une table à l'extérieur.

L'activité de sensibilisation a eu lieu à l'extérieur et comprenait 3 ateliers.

Photo : Radio-Canada / Danielle Kadjo

Radio-Canada

Normaliser la détresse psychologique et faire mieux connaître les ressources offertes aux jeunes, le Conseil scolaire Centre-Nord veut briser les tabous qui persistent au sujet du suicide. Pour ce faire, une activité de sensibilisation a eu lieu mardi à l'école Alexandre-Taché à Saint-Albert.

L’événement fait partie d’une série d'activités sur la prévention du suicide qui ont lieu dans certaines écoles du Conseil scolaire Centre-Nord à Edmonton, Beaumont et Saint-Albert. L'initiative s'inscrit dans le cadre du projet ESPOIR qui vise à sensibiliser 1000 élèves de la 7e à la 12e année afin de les aider à faire face à d'éventuelles situations de crise.

Parmi les thèmes abordés : la dépression, les troubles anxieux, le stress et l'isolement.

Durant l'atelier, les élèves ont suivi un parcours composé de trois stations. Le premier poste s'appelle "Ça arrive de déraper dans la vie", le deuxième kiosque s'appelle "Comment faire face au stress" et le troisième, "Quelles sont les ressources auxquelles je peux [faire appel] en cas de détresse", explique Jahnavel Sanchez, la coordonnatrice du projet ESPOIR.

Chaque atelier était l’occasion d’apprendre, mais surtout de discuter entre jeunes de santé mentale. Jahnavel Sanchez pense que ce genre d’activité est encore plus essentiel pendant la pandémie.

Il faut faire de la prévention, ajoute-t-elle. Ce n’est certainement pas tous nos élèves qui sont à risque, mais des circonstances peuvent faire qu’ils vont être à risque dans le futur.

Normaliser, mais ne pas banaliser

Pour certains élèves, le problème n’est pas qu’on ne parle jamais de problème de santé mentale, mais plutôt qu’on a tendance à dénigrer ceux qui en souffrent.

Il y a beaucoup d'élèves qui font des blagues à propos de cela même s'ils savent que c'est quelque chose de très sérieux, raconte Gloire Nshimiye, qui participait à la journée de sensibilisation.

Avec ma génération, c'est comme si c'est devenu une joke.

Une citation de :Louange Nshimiye, élève, École Alexandre-Taché

Au-delà des mauvaises blagues, certains des jeunes participants étaient heureux de pouvoir parler sans tabous de suicide et de problèmes de santé mentale. C'est juste bon de savoir que si quelque chose comme cela t'arrive ou que tu as des idées suicidaires, que cela arrive à plusieurs personnes et que ce n'est pas juste toi et que ça se comprend et que les gens sont là pour t'aider, explique Louange Nshimiye, qui étudie, elle aussi, à Alexandre-Taché.

Il existe plusieurs services d’aide à distance comme Jeunesse J’écoute (Nouvelle fenêtre) qui offre ses services en français aux jeunes franco-albertains. En dehors de cet atelier, les élèves ont occasionnellement accès à une intervenante psychologique.

Le directeur de l’École Alexandre-Taché, Claude Viel, croit cependant qu’il est possible de faire mieux pour ce qui est de l’aide en personne. C'est certain que dans mon école, deux jours par semaine ça ne suffit pas, explique-t-il. Surtout pour nos élèves de [la 7e à la 12e année] qui vivent toutes sortes de réalité, ce serait vraiment important d'avoir quelqu'un plus fréquemment pour gérer et aider à gérer certaines situations.

Selon Statistique Canada, le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes de 15 à 24 ans.

Besoin d'aide maintenant?

Entamez une conversation confidentielle avec une personne réelle en qui vous pouvez avoir confiance.

Jeunesse J'écoute : 1 800 668-6868 ou par texte au 686868

Avec les informations de Danielle Kadjo

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