•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Trois-Rivières doit améliorer la gestion de ses subventions, dit le vérificateur général

Cahier du rapport annuel devant une rue du centre-ville de Trois-Rivières.

Le rapport du vérificateur général a été déposé mardi soir au conseil municipal de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Marie-Ève Trudel

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le rapport du vérificateur général pour l'année 2019 a été déposé lors de la séance du conseil municipal de Trois-Rivières mardi soir. Le vérificateur y soulève des inquiétudes sur la gestion des contributions de la Ville aux organismes externes et sur celle de l'assurance qualité du nouveau colisée.

D'emblée, dans son préambule, Jacques Bergeron note le caractère hors du commun dans lequel il a réalisé son rapport de 312 pages. Il explique que ses travaux ont été interrompus pendant la COVID-19, entraînant des retards considérables et l'absence d'un délai suffisamment long pour permettre à l'administration municipale d'élaborer un plan d'action .

Une gestion des subventions à revoir

Jacques Bergeron fait le constat de lacunes quant à la gestion des subventions et des contributions aux organismes externes. Il note des données incomplètes, qui ne tiennent pas compte de l'ensemble des subventions qui sont octroyées.

Parmi les points soulevés, un manque d'évidences permettant de s'assurer que les aides financières accordées répondent aux besoins des citoyens et une absence de reddition de comptes.

La Ville n'a pas non plus l'assurance que l'aide (...) est utilisée aux fins prévues, observe-t-il.

Il détaille 22 recommandations dont celles de prendre les mesures qui s'imposent pour produire un rapport exhaustif de l'aide accordée, de déposer chaque année au conseil municipal la liste des organismes reconnus et de réaliser des études pour recenser les besoins réels des citoyens permettant un choix éclairé des organismes à soutenir.

Colisée : des préoccupations liées à la qualité et l'avenir

Le vérificateur général soulève des questions quant au contrôle de la qualité du nouveau colisée, sachant que la Ville n'est pas maître d'oeuvre de toutes les phases du projet . Le contrat clés en main fait en sorte que l'entrepreneur TEQ est responsable à la fois de la conception, de la réalisation, de la surveillance et de l'assurance qualité du chantier.

Bien que nous ne soyons pas en mesure de juger de la qualité des ouvrages, plusieurs de nos constatations soulèvent un questionnement certain quant à la rigueur dont font montre l'entrepreneur et le certificateur indépendant au regard de leurs obligations contractuelles sur le plan de l'assurance qualité. Nous sommes fortement préoccupés par les dérogations constatées , écrit-il.

Par ailleurs, le rapport expose que la décision d'aller de l'avant avec le projet de colisée a reposé principalement sur des considérations politiques, notant une absence d'étude de marché et de rentabilité.

Un tel projet aurait, à notre avis, nécessité l'émission d'un plan d'affaires structurés entériné par le conseil municipal afin d'atténuer les risques occupationnels et de rendement liés à son exploitation , peut-on lire.

« À la veille de la livraison du nouveau colisée, force est de constater que plusieurs questions relatives à l'avenir et à l'exploitation future du nouveau colisée nécessitent réflexion, clarification et un plan d'action . »

— Une citation de  Extrait du rapport

À cet égard, le vérificateur général recommande à la Ville d'élaborer un plan d'affaires pour mettre en lumière les objectifs d'exploitation, de rendement et de rentabilité.

Le vérificateur général note aussi que tout semble indiquer que la cible établie de 60,6 M$ sera atteinte , mais qu'à terme, le projet aura cumulé 325 jours de retard si le plus récent échéancier déposé est respecté.

Une recommandation restée lettre morte

Dès les premières pages de son ouvrage, Jacques Bergeron réitère une recommandation formulée lors de la publication de son tout premier rapport l'an dernier, soit celle de l'implantation d'une ligne de signalement. Le conseil municipal n'a pas, à ce jour, donné suite à mes recommandations, écrit-il.

Il insiste sur le bien-fondé d'un outil de signalement pour que les lanceurs d'alerte puissent communiquer, de façon anonyme, un acte répréhensible, qui peut prendre la forme d'abus, de gaspillage, d'irrégularités ou de fraudes.

Il en va de la confiance des citoyens à l'égard de l'administration municipale. La mise en place d'un tel outil témoigne du souci et de la volonté de l'organisation à prendre les mesures nécessaires (...) en matière d'intégrité et d'éthique , peut-on lire.

D'autres villes du Québec se sont dotées d'une ligne de signalement, notamment Montréal et Québec.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !