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Élus et citoyens s'unissent pour la protection de la rivière Magpie

La rivière Magpie, dans la région de la Côte-Nord, est l’une des dernières grandes rivières sauvages du Québec, avec ses 280km de longueur.

La rivière Magpie, dans la région de la Côte-Nord, est l’une des dernières grandes rivières sauvages du Québec, avec ses 280km de longueur.

Photo : SNAP Québec/Charlene Daubenfeld

Radio-Canada

Une nouvelle alliance d'élus et de citoyens demande à Québec d’accorder un statut d’aire protégée à l’ensemble de la vallée de la rivière Magpie d'ici la fin de l'année.

L'alliance, formée d'élus, d'amateurs d'eaux  vives de la Minganie et de la Société pour la nature et des parcs (SNAP) du Québec, a tenu un point de presse mardi pour présenter sa demande.

L'objectif est d’empêcher la construction de tout projet hydroélectrique sur la rivière Magpie qui, avec ses 280 km de longueur, est l’une des dernières grandes rivières sauvages du Québec.

Cette demande survient alors qu’il ne reste plus que quelques mois à Québec pour atteindre son objectif de protéger 17 % du territoire terrestre de la province avant le 31 décembre 2020.

L'objectif de 17 % d'aires protégées découle de la Convention sur la diversité biologique de l'ONU, signée par 195 pays.

Selon la SNAP Québec, seulement 10,8 % du territoire est protégé à l’heure actuelle. La protection de la rivière Magpie pourrait donc permettre à Québec de se rapprocher de son objectif, estime l’alliance.

Mathieu Bourdon lors d'une entrevue avec Radio-Canada.

Mathieu Bourdon est président de l’Association Eaux-vives Minganie et membre de la nouvelle alliance qui réclame la protection de la rivière Magpie.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Le membre de l'alliance et président de l’Association Eaux-vives Minganie, Mathieu Bourdon, affirme que la rivière Magpie mérite sa place parmi les aires protégées du Québec, notamment en raison de son potentiel récréotouristique.

La rivière Magpie est classée parmi les 10 meilleures rivières au monde pour la descente en eaux vives.

Une citation de :Mathieu Bourdon, président de l’Association Eaux-vives Minganie

Il y a aussi une étude de l'Université du Québec à Chicoutimi qui la classe comme la meilleure rivière pour les descentes multi-jours en eaux vives, parmi d'autres rivières de renommée internationale, ajoute-t-il.

La députée péquiste de la circonscription de Duplessis, Lorraine Richard, joint sa voix à l’alliance.

Elle avance que si le gouvernement de François Legault n’a pas encore protégé la rivière Magpie, c’est que des projets hydroélectriques y seraient toujours envisagés.

Lorraine Richard lors d'une entrevue avec Radio-Canada.

La députée de Duplessis, Lorraine Richard, était présente au point de presse visant à réclamer la protection de la rivière Magpie.

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

C'est un peu difficile à comprendre, parce que je crois que le message a été lancé, particulièrement au nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec, qu'il y avait un consensus dans la région par rapport à la protection de la rivière Magpie. Donc on se serait attendus à ce qu'elle fasse partie des 17 % d'aires protégées, mais ce n'est pas le cas, explique la députée.

Est-ce qu'Hydro-Québec a encore la rivière Magpie dans ses cartons? Je pense que oui.

Une citation de :Lorraine Richard, députée de Duplessis

En 2017, Hydro-Québec avait pourtant annoncé avoir renoncé à la construction d'un barrage hydroélectrique sur la rivière Magpie.

Avec les informations de Laurence Royer

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