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Le quart du personnel d'Ubisoft témoigne de « mauvaise conduite au travail »

L’entreprise a sondé son personnel à la suite d’une vague de témoignages sur des allégations de violence et de harcèlement sexuel.

M. Guillemot parle devant des gens lors d'une présentation.

Le patron d’Ubisoft, Yves Guillemot, a promis à son personnel un changement structurel au sein de l’entreprise.

Photo : Reuters / Brendan McDermid

Agence France-Presse

Un quart des personnes salariées de l'éditeur français de jeux vidéo Ubisoft ont été victimes ou témoins de « mauvaise conduite au travail », selon les résultats d'une enquête.

L'enquête a montré qu'environ 25 % des personnes interrogées ont été victimes ou témoins d'une forme quelconque de mauvaise conduite au travail au cours des deux dernières années, révèle une lettre interne signée du PDG de l'entreprise, Yves Guillemot, dont l'AFP a obtenu une copie lundi.

Le pourcentage de femmes ayant déclaré avoir été victimes ou témoins de discrimination, de harcèlement ou de comportement inapproprié était en moyenne de 30 % supérieur à celui des hommes. Pour les employés non genrés, il était d'environ 43 %.

Yves Guillemot

Enfin, 34 % des personnes qui avaient signalé un incident ne se sont pas senties soutenues par leur direction.

C’est ce que révèle l’étude anonyme à laquelle ont participé près de 14 000 des 19 000 membres de l’effectif d’Ubisoft, dont 22 % sont des femmes.

Certaines enquêtes sont toujours en cours, et nous continuerons à enquêter sur toute nouvelle allégation soulevée par nos canaux de dénonciation.

Yves Guillemot

Une restructuration en cours

L'entreprise a lancé plusieurs enquêtes internes depuis les premières révélations et a entamé la restructuration de son service de ressources humaines, accusé d'avoir couvert certains comportements toxiques.

Depuis l'émergence des premiers témoignages à la fin du mois de juin, plusieurs têtes dirigeantes ont été poussées vers la sortie ou ont démissionné, dont le numéro deux du groupe, Serge Hascoët, qui a quitté à la mi-juillet son poste de responsable de la création.

Le PDG des studios canadiens d'Ubisoft, Yannis Mallat, a également vidé son bureau, suivi plus tard par le vice-président chargé du service éditorial, Tommy François, cité dans plusieurs témoignages parus dans la presse comme responsable de harcèlement et d'une tentative d'agression sexuelle.

La directrice des ressources humaines du groupe a quant à elle démissionné de ses fonctions.

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