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Archives

Le parcours de Jacqueline Gareau

Jacqueline Gareau, de dos avec son dossard de course, les bras en l'air en courant.

La coureuse Jacqueline Gareau franchissant la ligne d'arrivée du marathon de Montréal de 1980.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il y a 40 ans, Jacqueline Gareau se révélait comme l’une des plus grandes athlètes du monde. Des reportages tirés de nos archives suivent la coureuse après sa victoire au mythique marathon de Boston.

Le 21 avril 1980, Jacqueline Gareau remporte le marathon de Boston en un temps record de 2 h 34 min 28 s.

Une victoire singulière, car assombrie par la tricherie d’une concurrente qui lui vole la première place avant d’être disqualifiée.

Une victoire notoire, car Jacqueline Gareau devient ainsi la première Canadienne, et la seule à ce jour, à remporter cette prestigieuse épreuve.

Deux ans après avoir participé à sa première course, l’athlète québécoise rejoint ainsi les rangs de l’élite mondiale.

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Le marathon international de Montréal, 13 septembre 1981

Le marathon international de Montréal est celui qui a fait connaître Jacqueline Gareau.

Elle en remporte la toute première édition du 25 août 1979 avec un temps de 2 h 40 min 56 s.

Dans ce court extrait de la couverture du marathon montréalais en 1981, elle expose au journaliste Richard Garneau les principales difficultés de ce parcours qu’elle remportera à deux reprises.

Auparavant, Jacqueline Gareau s’était démarquée aux marathons de l’île d’Orléans, de Buffalo et d’Ottawa.

C’est cependant son sacre inattendu à Montréal en 1979 qui lui vaut une invitation au marathon de New York, suivi de celui de Boston.

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Femme d'aujourd'hui, 29 octobre 1980

Après sa victoire au marathon de Boston, les projecteurs se tournent vers Jacqueline Gareau.

L’émission Femme d’aujourd’hui du 29 octobre 1980 dresse le portrait de la marathonienne dans le cadre de sa série Les championnes.

Dans un entretien avec la journaliste Louise Barrière, Jacqueline Gareau décrit ses débuts dans le sport, sa préparation avant un marathon et ses projets pour les années à venir.

C'est venu tout simplement avec un jogging comme tout le monde, confie-t-elle modestement sur la naissance de sa passion pour la course.

Sur des images du marathon de Boston et de la couronne de laurier sur sa tête, Jacqueline Gareau revient sur cette épreuve qu’elle qualifie d’émouvante et de fatigante.

Depuis, l’athlète a essuyé quelques revers. Gagner, c'est très plaisant, soutient-elle, mais l'important, c'est de gagner du temps sur tes anciennes performances.

Au moment de rencontrer l’équipe de Femme d’aujourd’hui, Jacqueline Gareau vient de prendre un congé sans solde d’un an de son emploi d’inhalothérapeute à l'Hôtel-Dieu de Montréal.

Le marathon de Tokyo est le prochain dans sa mire.

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Première page, 1er juin 1982

5 h du matin. Dimanche 30 mai 1982. Dans la salle qui leur a été réservée dans un grand hôtel du centre-ville de Montréal, une centaine des meilleurs coureurs au monde passent ensemble les dernières heures avant le départ.

Le journaliste Michel Désautels

En 1982, le journaliste Michel Désautels accompagne la favorite Jacqueline Gareau dans son quatrième marathon international de Montréal pour l’émission Première page.

On suit l’athlète dans toutes les étapes de sa préparation pour ce que le journaliste décrit comme « l’épreuve sportive la plus exigeante qui soit ».

Souvent, on est porté à l'oublier parce que c'est une minute qui est intense, confie Jacqueline Gareau sur le moment de prendre le départ. On voit les gens. Les gens nous disent bonne chance, mais on s'en rappelle plus ou moins.

Tout au long du parcours du marathon montréalais, des admirateurs saluent la coureuse, l’encouragent, la photographient, mais elle aperçoit à peine leur visage.

Elle se concentre sur son temps, son rythme, sur la ligne d’arrivée.

Jacqueline Gareau a choisi de se consacrer à la course et de ne pas reprendre son travail d’inhalothérapeute. Une décision qu’elle a trouvée difficile à prendre, puis à porter.

J'avais tellement peur de ne pas être bien entraînée que j'en faisais trop.

Jacqueline Gareau

Le journaliste Michel Désautels lui souligne que c’est parfois énormément de sacrifices pour des résultats qui ne sont pas toujours ceux espérés.

Mais Jacqueline Gareau n’a pas ce sentiment. Elle vit bien avec la discipline qu’elle s’est imposée.

Le marathon international de Montréal de 1982 se déroule sous une température chaude et humide et un soleil de plomb.

1000 coureurs ne prennent pas le départ, redoutant la chaleur. Puis la moitié des 11 000 participants ne termineront pas l’épreuve.

Jacqueline Gareau décrit le mur que peut frapper le marathonien selon sa préparation et sa force mentale : C'est souffrant. Les jambes sont lourdes. Tu respires vite. Mais tu continues normalement et tu finis.

Bien qu’affectée par des nausées, la coureuse arrive troisième après la Française Annick Lebreton et la Canadienne Cynthia Hamilton.

Son entraîneur Guy Thibault croit qu'elle a gagné puisqu’elle a eu le courage de terminer la course en conservant un temps respectable, relate le journaliste Michel Désautels, mais il admet aussi qu'elle a perdu, car seule une première place peut être satisfaisante.

Malgré cette défaite, le journaliste parvient à nous présenter un portrait des plus inspirants de Jacqueline Gareau empreint de ses doutes, de ses apprentissages et de sa détermination.

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Montréal ce soir, 20 septembre 1996

Huit marathons gagnés, sept autres en 2e position, trois victoires à la course du mont Washington, 5e position au marathon des championnats du monde de 1983 et une place dans l'équipe olympique canadienne en 1984, voici les faits d’armes de la carrière de la coureuse Jacqueline Gareau.

Comme en témoigne ce reportage au Montréal ce soir du 20 septembre 1996, c’est avec la naissance de son fils que Jacqueline Gareau a pris sa retraite de la compétition.

La vie trace elle-même son chemin, raconte Jacqueline Gareau au journaliste Philippe Crépeau, ce qui ne l’empêche pas d’avoir trouvé cette transition bien difficile à l'âge de 40 ans.

En 1996, Jacqueline Gareau assure la présidence d’honneur du marathon international de Montréal. L’événement célèbre alors son 25e anniversaire d’existence doublé de celui de sa victoire déterminante.

Loin de se considérer du mauvais côté de la barrière, Jacqueline Gareau anime des conférences et parraine des événements. Et elle court toujours.

Encore active à 67 ans, Jacqueline Gareau envisageait de participer au marathon de Boston pour le 40e anniversaire de sa victoire.

Prévu pour le 20 avril 2020, le marathon de Boston a toutefois été annulé et remis au mois de septembre pour se tenir virtuellement en raison de la pandémie de COVID-19.

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