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Cul-de-sac à l'Assemblée nationale sur le sens à donner à la crise d'Octobre

Dominique Anglade à l'Assemblée nationale.

Le PLQ souhaitait que les trois ordres de gouvernement s'excusent auprès des victimes de la crise d'Octobre.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement Legault a refusé mardi une motion du Parti libéral (PLQ) demandant que le fédéral, le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal présentent leurs excuses aux victimes de la crise d'Octobre.

C'est la deuxième motion sur ce sujet délicat à être refusée en moins d'une semaine.

La semaine dernière, le Parti québécois (PQ) avait déposé une motion pour que le fédéral seul présente ses excuses aux victimes pour avoir imposé la Loi sur les mesures de guerre dans cette période trouble, et cette fois, c'est le PLQ qui a refusé.

Dans cette nouvelle motion mardi, le PLQ justifiait en partie l'intervention musclée des autorités : on y indiquait que la Ville de Montréal, le gouvernement du Québec, alors dirigé par le libéral Robert Bourassa, et celui du Canada avaient le devoir d'agir de manière décisive et mesurée pour mettre un terme à cette violence.

La chef libérale, Dominique Anglade, a précisé que le PLQ voulait également rendre hommage au ministre libéral Pierre Laporte, qui a été assassiné durant cette crise.

C'est quand même un homme qui a péri, alors qu'il était un des 125 [élus de l'Assemblée], un des nôtres, a-t-elle dit en conférence de presse au parlement en matinée. Et par la suite, nous allons également reconnaître le fait que le gouvernement n'avait pas le choix que d'agir et d'intervenir.

Elle a toutefois reconnu qu'il y a eu des débordements qui ont mené à des arrestations arbitraires.

Le leader parlementaire de la Coalition avenir Québec (CAQ), Simon Jolin-Barrette, a refusé de débattre de cette motion.

Interrogée pour savoir si le PLQ ne devrait pas lui-même présenter des excuses, puisqu'il s'agit du parti qui formait le gouvernement de l'époque, Mme Anglade a dit que ce n'était pas un enjeu partisan.

Quand vous regardez les excuses qui sont formulées, de manière générale, pour les actions qui sont posées, ce sont les gouvernements. [...] On est au-dessus de la partisanerie.

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