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Les élus de Sherbrooke rejettent la résolution de Beaudin sur les huis clos

Évelyne Beaudin.

Les élus de Sherbrooke ont rejeté la résolution proposée par la conseillère Évelyne Beaudin concernant l’encadrement des comités pléniers à huis clos (archives).

Photo : Radio-Canada

John Sébastien Naïs
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les élus de Sherbrooke ont rejeté la résolution proposée par la conseillère Évelyne Beaudin concernant l’encadrement des comités pléniers à huis clos. Neuf d’entre eux ont voté contre alors que six ont voté en faveur de la proposition de la conseillère de Sherbrooke Citoyen.

Évelyne Beaudin s’est dite agréablement surprise d’avoir eu le soutien de six de ses collègues.

À peu près tout le monde s’est prononcé en faveur de la tenue de débats publics. Ce qui semblait les déranger le plus, c’était de demander au gouvernement du Québec de légiférer pour assurer la transparence de toutes les municipalités de la province, explique-t-elle.

C’est d’ailleurs pour cette raison que Rémi Demers, conseiller du district de l'Hôtel-Dieu, a voté contre cette résolution. M. Demers aurait trouvé contradictoire de voter en faveur d’une telle résolution.

On a toujours revendiqué plus d’autonomie [par rapport] au gouvernement du Québec et là on lui demande de statuer sur ce qui doit être public et à huis clos, s’exclame-t-il.

« Il y a assurément des sujets qui sont faits à huis clos qu’on pourrait faire en public. Mais de se faire dire quoi, non. »

— Une citation de  Rémi Demers, conseiller du district de l'Hôtel-Dieu

À vouloir rendre presque tout public, je crains qu’on favorise un petit peu un contre-pouvoir, poursuit-il.

Paul Gingues, conseiller du district de l'Université, a lui aussi voté contre la proposition d’Évelyne Beaudin. Il ne croit pas que les citoyens soient privés d’informations pour les grands dossiers qui cheminent dans l’appareil municipal.

Il est normal qu’avant de devenir public, certains dossiers plus complexes doivent faire l’objet d’analyses et de questionnements en profondeur, croit-il.

Le huis clos est totalement justifié, selon le maire Lussier

Une vision partagée par le maire Steve Lussier. Le huis clos, c’est un comité de travail. C’est totalement justifié qu’un conseil discute à huis clos. Il y a des dossiers comme en ressources humaines ou lorsqu’on parle de contrats, [le huis clos] évite la spéculation, lance-t-il.

« C’est très important qu’on puisse faire acheminer les dossiers de la bonne façon. »

— Une citation de  Steve Lussier, maire de Sherbrooke

De son côté, la conseillère du district d’Ascot, Karine Godbout, a appuyé cette résolution, car elle pense que le plus important dans ce dossier, c’est que les conseillers en parlent et en débattent.

Karine Godbout comprend néanmoins que l’encadrement des huis clos puisse engendrer un certain inconfort chez certains et concède que les pléniers à huis clos sont importants. Elle croit néanmoins qu’il est important de trouver un juste milieu et des compromis pour encadrer nos huis clos.

Trop de pléniers à huis clos, d'après Annie Godbout

Le son de cloche est à peu près le même du côté d’Annie Godbout, conseillère du district de Rock Forest, qui a appuyé la résolution d’Évelyne Beaudin pour susciter le débat sur des sujets qui sont importants de tenir publiquement et pas seulement en plénier.

On a eu à mon avis beaucoup trop de discussions uniquement en plénier [à huis clos] au cours des trois dernières années. Je me réjouis qu’aujourd’hui on ait eu plusieurs présentations en plénier public. C’est une question de transparence et aussi d’optimisation de notre temps, fait-elle savoir.

Selon elle, les élus ont un devoir de transparence à l’égard des citoyens. À la Ville de Sherbrooke, on a une façon de travailler qui doit s’améliorer, conclut-elle.

Par ailleurs, au conseil municipal de lundi, Évelyne Beaudin a évoqué la possibilité de revenir avec une proposition qui pourrait être un modèle de transparence typiquement sherbrookois qui ne nécessiterait pas l’intervention du gouvernement provincial.

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