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Pont de Sainte-Anne : un investissement municipal de 2 M$ soulève les passions

Le pont Sainte-Anne

Le pont de Sainte-Anne

Photo : Radio-Canada

L’injection de 2 millions de dollars par Saguenay pour la réfection du pont de Sainte-Anne ne fait pas l’unanimité au conseil municipal. Lors de l’assemblée publique de lundi soir, quatre élus de Jonquière se sont prononcés contre l’investissement.

Julie Dufour, Kevin Armstrong, Jimmy Bouchard et Michel Thiffault ont fait valoir divers arguments, notamment le fait que les sommes engagées ne concerneront qu'une portion de travaux (la peinture sera rafraîchie dans une phase ultérieure), pour rejeter la résolution déposée.

Il faut savoir que le ministère des Transports du Québec (MTQ) a accordé une aide financière de 2 millions de dollars pour le projet de rénovation. L’enveloppe est cependant conditionnelle à l’injection d’un montant égal par Saguenay.

Le ton a monté, si bien que le président de l’arrondissement de Chicoutimi, Michel Tremblay, a dénoncé le manque d’appui de ses collègues élus jonquiérois à des projets caressés dans l’arrondissement voisin.

À Chicoutimi, on appuie tout le monde, mais chaque fois qu’il est question d’une couple de piastres à Chicoutimi, tout le monde s’oppose. […] À un moment donné, un peu de solidarité, ce serait le fun! , a déclaré le président de l’arrondissement.

La résolution a pu être adoptée puisque 10 élus se sont prononcés en faveur de la participation financière de la Ville.

Le conseiller municipal Simon-Oliver Côté a fait valoir que le pont de Sainte-Anne a besoin d’amour et qu’il représente le seul lien piétonnier reliant les deux rives du Saguenay.

Une étude récente a permis de mettre en exergue des façons de restaurer le pont et de le rendre plus sécuritaire.

On va pouvoir aussi réparer les piliers pour assurer la pérennité pendant plusieurs décennies, si on veut que ce pont-là reste , a souligné Simon-Olivier Côté.

Le MTQ demandait à Saguenay de se positionner, puisqu’elle devait s’engager avant le 30 octobre pour conserver sa subvention.

Les travaux doivent être complétés dans un horizon de deux ans.

Accès à Internet haute vitesse

Dans un autre ordre d’idées, une résolution a été adoptée pour presser les paliers de gouvernement provincial et fédéral d’investir les sommes requises pour rendre accessible à tous les citoyens l’accès à Internet haute vitesse.

Selon la conseillère jonquiéroise Julie Dufour, 10 % des 150 000 résidents de Saguenay n’ont pas accès à ce service, ce qui représente, selon elle, un véritable drame.

Julie Dufour a parlé d’une urgence, surtout en contexte de pandémie, alors que les jeunes ont besoin de recourir à diverses technologies pour poursuivre leurs études et que le nombre de télétravailleurs explose.

Recours judiciaires

La séance de lundi soir a donné lieu à l’adoption de diverses résolutions pour autoriser la Ville à entamer des recours en justice dans certains dossiers ou à confier des mandats à des cabinets d’avocats.

C’est notamment le cas du dossier de l’église Sainte-Cécile, dans le secteur de Kénogami, où la sacristie n’a pas encore été démolie. Selon la greffière de la ville, Caroline Dion, ce dossier traîne en longueur malgré un jugement de la cour.

La sacristie de l'église Sainte-Cécile à l'arrière de l'ancienne église.

La sacristie de l'église Sainte-Cécile est toujours en place.

Photo : Radio-Canada / Flavie Villeneuve

Une nouvelle procédure judiciaire en démolition est donc entamée par l’administration municipale contre le propriétaire, André Reid.

Que l’on retourne devant le tribunal pour avoir des éclaircissements sur le jugement pour pouvoir forcer M. Reid à procéder à la démolition , a expliqué Caroline Dion.

Autre dossier majeur pour la Ville : celui des appareils respiratoires défectueux pour les services d’urgence. Une poursuite en dommages et intérêts a été entreprise contre le fabricant, 3M Canada, mais le dossier est si touffu qu’il monopolise une partie du personnel et des ressources du Service des affaires juridiques et du greffe.

Un mandat a donc été confié à la firme d’avocats Simard Boivin Lemieux. Le même cabinet représente les intérêts de la Ville de Dolbeau-Mistassini, qui a elle aussi emprunté la voie des tribunaux. Pour Saguenay, le montant en jeu oscille autour de 800 000 $.

Politique du patrimoine

Enfin, Saguenay possède désormais une politique du patrimoine en bonne et due forme.

La page couverture de la politique du patrimoine culturel de Saguenay

La première politique du patrimoine culturel de Saguenay a été déposée au conseil municipal lundi soir.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Le conseiller Simon-Olivier Côté s’est dit fier de pouvoir déposer un document officiel à l'intérieur duquel les orientations de la Ville sont clairement indiquées.

On a parlé beaucoup des mauvais coups avec les démolitions de bâtiments patrimoniaux, mais on passe souvent sous silence les bons coups. Notre politique démontre que la Ville de Saguenay s’engage à faire mieux.

Simon-Olivier Côté, président de la commission du patrimoine de Saguenay

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