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Zones inondables : Saguenay veut « prendre le contrôle de la situation »

Un terrain en bordure du lac Kénogami

Un terrain en bordure du lac Kénogami

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Saguenay entend déposer son propre plan de gestion pour le lac Kénogami, la rivière Chicoutimi et la rivière aux Sables au gouvernement du Québec de façon à éviter que quelque 240 citoyens se retrouvent en zone inondable.

Une résolution a été adoptée à l’unanimité dans ce dossier lors de la séance du conseil municipal de Saguenay, laquelle avait lieu à la Salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière lundi soir.

Ce dossier date de plusieurs années. Depuis 2015, la Ville tente de s’entendre avec Québec, qui a signifié son intention de cartographier lesdits terrains dans son registre de zones inondables.

La réalisation d’un plan de gestion pour le lac Kénogami était une recommandation clairement exprimée dans le rapport de la Commission scientifique et technique sur la gestion des barrages produit et déposé en janvier 1997, suivant les événements du déluge de 1996, et dans lequel la Commission recommandait que soit défini un plan de gestion qui devait être soutenu par le ministère de l’Environnement , met en contexte la résolution.

Des impacts majeurs

Les impacts seraient majeurs pour les 240 propriétés concernées, dont la valeur foncière totalise 53 millions de dollars. En plus de voir une baisse de la valeur de leur propriété, les contribuables risquent d’avoir du mal à dénicher une compagnie d’assurances pour protéger leurs actifs.

Malheureusement, c’est un dossier qui piétine depuis 2015. On n’a malheureusement pas encore de dénouement. On veut défendre les intérêts des citoyens , a exprimé le conseiller municipal de Lac-Kénogami, Jimmy Bouchard. L’élu a fait part de son désir de faire disparaître l’épée de Damoclès qui pend au-dessus de la tête des riverains.

Dans certains cas, la superficie concernée est d’à peine 2 %, mais dans d’autres, il s’agit de la totalité des terrains.

Selon la mairesse de Saguenay, Josée Néron, la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec et députée provinciale de Chicoutimi, Andrée Laforest, est bien au fait du dossier et s’est montrée ouverte à collaborer en marge de discussions qui ont eu lieu entre les deux élues lundi.

Elle est consciente qu’on a besoin d’elle pour faire avancer le dossier , a affirmé Josée Néron, précisant qu’il est ici question d’un dossier complexe impliquant plusieurs ministères.

Ce qu’on demande au gouvernement, c’est de nous permettre de faire un plan de gestion pour aider nos citoyens et prendre le contrôle de la situation , a conclu la mairesse.

La séance du conseil avait lieu devant une vingtaine de citoyens. Il pourrait s’agir de la dernière assemblée à avoir lieu devant public puisqu’en raison de l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 dans la région, le retour des séance à huis clos est envisagé.

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