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Les papetières d’Irving paieront plus de taxes foncières

L'usine Irving sur le bord de l'eau

L'usine de pâtes et papiers de la compagnie J.D. Irving à Saint-Jean, au N.-B.

Photo : CBC / Connell Smith

Radio-Canada

Service Nouveau-Brunswick (SNB) a fait au moins un mécontent en envoyant les avis d’évaluation foncière aux propriétaires de la province au début du mois d’octobre.

Dans un communiqué de presse publié lundi, Irving déplore que l’évaluation foncière de quatre de ses usines de pâtes et papiers situées au Nouveau-Brunswick ait augmenté d’environ 15 %.

Les usines touchées sont Irving Pulp & Paper, Irving Paper et Irving Tissue, à Saint-Jean, ainsi que Lake Utopia Papier, près de Saint-George.

Au Grand rendez-vous des chefs, le premier ministre Blaine Higgs a prévenu qu'il avait demandé une révision de la manière dont sont évaluées les grandes industries.

Irving s'attendait donc à des changements, mais elle estime qu'une telle réévaluation à la hausse des taxes est injustifiée et inopportune.

Turner Drake and Partners, Ltd. (experts en impôts fonciers) a récemment examiné tous les impôts fonciers des usines de pâtes et papiers de l'est du Canada et a confirmé que nos usines du Nouveau-Brunswick se situaient dans le premier quartile pour les impôts payés.

L’entreprise soutient que le marché des pâtes et papiers est un marché d’acheteurs et que la demande de produit papetier a diminué de 50 % en Amérique du Nord, notamment à cause de l’augmentation des technologies numériques.

De « fausses croyances » sur l'industrie

Dans le même communiqué, Irving tente aussi de justifier une réévaluation foncière faite à la baisse en 2013-2014 et qui aurait, selon elle, mené à de fausses croyances sur l’industrie.

En fait, ce qui s’est réellement passé, c’est une réévaluation des usines par SNB à la demande de l’industrie, car nous pensions que nos usines étaient largement surévaluées , peut-on lire dans le communiqué.

Irving indique que l’Ontario a aussi fait les mêmes demandes de révision pour ses papetières en 2010, réduisant alors de 60 à 75 % leurs impôts.

Il ne s’agissait pas d’un allégement fiscal ou d’un accord de la part de la province de l’Ontario, mais simplement d’une reconnaissance du fait que les usines de pâtes et papiers étaient surévaluées à l’époque. La même chose s’est produite au Nouveau-Brunswick en 2013/2014, peut-on lire dans le communiqué d’Irving.

Ainsi, l'entreprise se défend d'avoir profité d'un allégement fiscal au moment de cette réévaluation, mais ne mentionne pas l'existence de certaines exemptions dont profitent les grandes industries de la province. Par exemple, le Nouveau-Brunswick n’impose aucune taxe foncière aux grandes entreprises sur leur équipement et leur machinerie, contrairement à d’autres provinces comme l’Alberta.

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