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Profiter de la journée des enseignantes pour rappeler les négociations en cours

Trois femmes portant des masques tiennent une banderole où on peut lire : « Il faut que ça change maintenant! ».

À l'invitation de leur syndicat, des membres du personnel de l'École Élisabeth-Turgeon, à Rimouski, ont manifesté avant le début des cours en cette journée mondiale des enseignantes et des enseignants.

Photo : Radio-Canada / Michaële Perron-Langlais

Radio-Canada

La journée mondiale des enseignantes et des enseignants est célébrée dans un contexte particulier cette année au Québec. En plus de la pandémie, elle se tient aussi en pleines négociations entre le gouvernement provincial et les enseignants pour le renouvellement de leur convention collective, échue depuis mars.

Au Bas-Saint-Laurent, le Syndicat de l'enseignement de la région de la Mitis a invité ses membres à souligner cette journée en organisant des actions de visibilité pour attirer l'attention sur les négociations en cours.

Lundi, avant le début des classes, des enseignantes et des enseignantes se sont ainsi rassemblées devant leurs écoles, banderoles en main.

On veut se faire voir. On veut rappeler aux gens qu’on travaille fort et que nos conditions ne sont pas faciles. On est en négociations et avec la COVID-19, c’est plus difficile, affirme Carole Pelletier, représentante syndicale et enseignante de quatrième année à l'école Élisabeth-Turgeon, à Rimouski.

Des femmes portant le masque se tiennent à environ deux mètres de distance sur le trottoir devant une école.

Les participants, qui portaient le masque, ont gardé leurs distances pendant la manifestation.

Photo : Radio-Canada

Dans l'ouest du Bas-Saint-Laurent, le Syndicat de l'enseignement du Grand-Portage a choisi de ne pas lancer d'invitation semblable à ses membres, notamment en raison de la présence de la COVID-19 dans certains établissements.

La présidente du syndicat du Grand-Portage, Natacha Blanchet, souligne toutefois que la mobilisation est plus difficile cette année que lors de négociations précédentes, en raison de l’omniprésence de la COVID-19 dans la vie des gens.

Les négociations portent principalement sur quatre grands thèmes, précise le président par intérim du Syndicat de l'enseignement de la région de la Mitis, Gerry Lavoie. Il y a la lourdeur de la tâche, c’est évident que c’est beaucoup trop, et la composition de la classe parce qu’on a intégré les élèves sans donner les services qui vont avec cette intégration, énumère-t-il.

Et il y a la précarité des jeunes enseignants et la rémunération, complète Gerry Lavoie. Nous sommes les moins bien payés au Canada, donc nous voulons aussi avoir un salaire décent pour le travail que nous faisons.

La journée mondiale des enseignantes et des enseignants est une initiative de l’UNICEF et de l’UNESCO. Elle est célébrée tous les 5 octobre depuis 1994.

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