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Le masque obligatoire dans les écoles secondaires en zone rouge au Québec

Jean-François Roberge s'adresse aux journalistes.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, ordonne le port du masque dans les classes des écoles secondaires situées en zone rouge jusqu'au 28 octobre.

Photo : Radio-Canada

À compter de jeudi, tous les élèves des écoles secondaires situées en zone rouge devront porter le masque en tout temps sur le terrain de l’école, y compris dans les classes, annonce le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Aussitôt qu’on met le pied sur le terrain de l’école, on doit porter le masque. On le porte dans les aires communes comme c’est le cas depuis le début, et on va devoir le porter aussi en classe pour les élèves du secondaire.

Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation du Québec

Le port du masque ne sera cependant pas obligatoire dans les cours d'éducation physique.

Pour les enseignants, le port du couvre-visage sera obligatoire dans les espaces communs mais aussi dans les lieux réservés au personnel. En classe, les enseignants peuvent s'abstenir de le porter s'ils peuvent maintenir une distance d'au moins deux mètres avec les élèves.

Cette mesure, qui sera en vigueur pour 20 jours dans les zones rouges seulement, sera réévaluée par la suite par les autorités sanitaires et gouvernementales.

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Des masques sur une table.

Le masque obligatoire en tout temps

Photo : getty images/istockphoto / mihalec

Un jour sur deux

Toujours à compter du jeudi 8 octobre, les élèves de secondaire 4 et 5 qui étudient en zone rouge iront à l’école un jour sur deux afin de réduire la concentration d’élèves dans les établissements secondaires.

Cette mesure permettra de réduire d’au moins 20 % le nombre d’élèves du secondaire dans les écoles, mais aussi dans les autobus scolaires, ce qui contribuera à minimiser les risques de contagion, selon le ministre.

Lorsqu’ils seront à la maison, les élèves suivront leurs cours à distance selon le même horaire qu’à l’école. Toute l’information sera envoyée aux réseaux scolaires, a ajouté le ministre Roberge.

Pour ce qui est du transport scolaire, Québec demande aux conseils scolaires de faire en sorte, lorsque cela est possible, que chaque élève ait une place assignée dans l'autobus qu'il prend pour aller à l'école et revenir à la maison.

Une élève fait des exercices de mathématiques en ligne.

Une élève fait des exercices de mathématiques en ligne.

Photo : Annie Spratt/Unsplash

Suspension des activités parascolaires

Toujours dans le but d’éviter les rassemblements, Québec suspend toutes les activités parascolaires, les compétitions interscolaires, de même que les sorties scolaires.

Pour ce qui est des concentrations et des projets pédagogiques particuliers, notamment les programmes sport-études et art-études, on peut les maintenir, mais dans la mesure où ils sont réalisés dans le respect du groupe classe, a précisé le ministre de l’Éducation.

Campagne d'embauche de surveillants

Afin d’aider les établissements scolaires du Québec à faire appliquer toute cette nouvelle réglementation et à exercer la surveillance requise dans les écoles, le gouvernement lance une nouvelle plateforme de recrutement baptisée Répondez présent!, où les gens qui désirent s’impliquer peuvent le faire.

Jean-François Roberge vise le recrutement, au cours des prochains jours, d’au moins 2000 personnes qui viendront prêter main-forte au personnel des écoles, notamment pour assurer le nettoyage ainsi que la surveillance et l’encadrement des élèves.

La présence en classe suspendue à l’université et au cégep

Québec demande par ailleurs aux universités et aux cégeps situés en zone rouge de suspendre la présence en classe.

Dans les faits, cette décision ne devrait pas changer grand-chose. En zone rouge, de nombreux établissements avaient déjà décidé de limiter au minimum la présence des étudiants sur place.

Pour les collèges et universités en zone rouge :

  • Les activités d’enseignement et les services offerts aux étudiants qui nécessitent une présence essentielle seront permis;
  • Les activités de recherche dans les centres et les laboratoires sont maintenues;
  • Les stages vont pouvoir se poursuivre, y compris en milieu d’enseignement;
  • Les bibliothèques demeurent ouvertes seulement pour permettre l’utilisation du comptoir de prêt et des espaces de travail individuel;
  • Les résidences étudiantes restent ouvertes, mais de nouvelles consignes s’appliqueront.

Les gyms et les sports d’équipe sur pause

Deux équipes de volley-ball s'affrontent dans un gymnase à Gaspé.

Tous les sports d'équipe devront être mis sur pause jusqu'au 28 octobre.

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Toujours à compter du 8 octobre, les sports pratiqués en groupe, les compétitions, les matchs et toutes les activités organisées seront suspendus. Seules les activités réalisées en pratique libre, sur une base individuelle ou en duo, seront permises. Aucune activité de groupe, aucun match, ni aucune compétition ne seront permis, stipule le communiqué de Québec.

À compter du 8 octobre, l’ensemble des activités associatives devront cesser autant pour le sport que pour le loisir, et ce, jusqu’au 28 octobre.

Isabelle Charest, ministre déléguée à l’Éducation

Les infrastructures sportives et de loisir pourront quant à elles demeurer ouvertes, mais les responsables de ces lieux devront s’assurer de moduler leur capacité d’accueil pour que la distance de deux mètres puisse être respectée en tout temps.

Les centres de conditionnement physique, qui sont considérés comme des lieux de socialisation par la santé publique, devront aussi fermer leurs portes au moins jusqu’à la fin du mois.

Les propriétaires de ces centres seront admissibles à une aide financière du ministère de l’Économie pour amortir leurs pertes, a précisé la ministre Charest.

Pour les prochaines semaines, on demande aux gens de se limiter à pratiquer des activités individuelles, à deux, ou encore en compagnie des membres de leur bulle familiale.

Isabelle Charest, ministre déléguée à l’Éducation

Le milieu scolaire prend acte

À la Fédération québécoise des directions d’établissements d’enseignement (FQDE), on prend acte des nouvelles restrictions de Québec, même si on aurait préféré qu’il en soit autrement notamment pour la préservation des activités parascolaires.

Si on veut garder nos élèves à l’école le plus longtemps possible, et c’est le but de maintenir nos écoles ouvertes, il fallait passer à des mesures un peu plus contraignantes qu’on ne souhaitait pas personne, a expliqué sur les ondes d’ICI RDI le président de la FQDE, Nicolas Prévost.

En ce qui a trait à la présence un jour sur deux des élèves des secondaires 4 et 5, M. Prévost s’est dit moins inquiet dans la mesure où les élèves poursuivront leur horaire de cours régulier les jours où ils ne seront pas à l’école.

Québec a trop tardé, selon les syndicats

Un enseignant de sixième année, portant un masque, corrige un devoir avec deux élèves de sa classe.

Tous devront porter un masque en classe désormais au secondaire.

Photo : Radio-Canada / Antoine Deshaies

Du côté syndical, les mesures renforcées de Québec ont été bien reçues, notamment à la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) et à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Si elles saluent la décision du ministre de resserrer les règles sanitaires dans les écoles en zone rouge, la FAE et la CSQ trouvent cependant que le gouvernement a tardé à réagir dans ce dossier.

À la FAE, on estime que ces mesures auraient dû être mises en application dès la rentrée scolaire. Ces nouvelles mesures témoignent de la gravité de la situation, et viennent confirmer que le plan de la rentrée du gouvernement du Québec était loin d’être adéquat, écrit la FAE dans un communiqué.

Pour la CSQ, ce changement de cap de Québec illustre que le concept de bulle mis de l’avant à la rentrée ne fonctionne pas. Sur le terrain, la bulle-classe était une vue de l’esprit à cause de règles contradictoires rendant son application impossible, soutient la CSQ.

La CSQ rappelle aussi à Québec les importants problèmes de main-d’œuvre qui sévissent dans l’enseignement, notamment en raison des piètres conditions de travail qu’on y maintient.

Le problème fondamental de pénurie de main-d’œuvre trouvait sa source dans les conditions de travail difficiles et, surtout, la précarité des postes en vigueur, écrit la CSQ. En ce sens, la Centrale réitère que la création de postes à temps complet et l’amélioration des conditions de travail sont des solutions structurantes qui permettraient de solutionner de nombreux problèmes.

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