•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La pandémie a aidé les planteurs d'arbres à avoir une saison plus saine

Une jeune femme penchée dans une jeune forêt plante des arbres.

Les restrictions liées à la pandémie auraient aussi évité l'éclosion d'autres maladies communes dans les camps de travail (archives).

Photo : Courtoisie Suzanne Simard

Radio-Canada

La COVID-19 a conduit les planteurs d'arbres de la Colombie-Britannique à vivre l'une de leurs années les plus saines de tous les temps, selon un représentant de l'industrie. Ils s’apprêtent à planter le 300 millionième plant de la saison, établissant ainsi un nouveau record annuel.

Ce fut une bonne année, a déclaré John Betts de la Western Forestry Contractors’ Association, qui représente la majorité des entreprises de plantation d'arbres de la province.

On est loin de la situation qui prévalait en mars, lorsqu’il y avait de l’incertitude quant à savoir si la Colombie-Britannique autoriserait 5000 travailleurs à se répandre dans la province et ses communautés rurales.

Mais selon M. Betts, les directives de santé élaborées par l'industrie et la province ont permis de travailler sans exposer quiconque au risque d'infection.

Beaucoup de crédit doit aller à nos travailleurs, a-t-il déclaré. Ils ont compris les risques auxquels ils étaient confrontés et voulaient également assurer la sécurité des communautés. Et comme ils ont pris cela très au sérieux, nous avons réussi à traverser la saison sans que personne ne soit déclaré positif à la COVID, ce qui est en soi un accomplissement.

Des groupes de travail isolés

Pendant des décennies, les étés dans les camps de plantation éloignés ont été définis par un travail acharné et une socialisation intense. Mais cette année, les planteurs ont été affectés à de petits groupes et n'étaient pas autorisés à socialiser avec des personnes d'autres camps ou groupes de travailleurs.

Tous ceux que j’ai vus prenaient ça au sérieux, affirme Andrea Vogt, qui en était à sa 12e saison de plantation d’arbres cette année. Les mesures de cet été ont eu un impact incroyablement positif, affirme-t-elle par courriel.

Ne pas s'éloigner

Les planteurs devaient aussi rester dans leurs camps de travail. Il leur était interdit de visiter les communautés voisines pendant leurs jours de congé. Dans certains cas, ils étaient autorisés à rester dans des motels ou des hôtels où ils étaient surveillés pour s'assurer qu'ils n'interagissaient pas avec la communauté locale.

Nous avons déployé de grands efforts pour garder nos équipes séparées des communautés.

John Betts, Western Forestry Contractors' Association

Mais il n’y avait pas que des restrictions. Plus d’espace dans les véhicules, des heures de repas décalées donc pas de file d’attente, des douches propres (!), des stations de lavage de mains, plus d’espace pour manger, une table de lunch propre avec les repas préfaits, énumère Mme Vogt.

Le résultat? Non seulement personne n'est tombé malade de la COVID-19, mais selon John Betts, d'autres maladies qui affectent généralement les camps de travail, tels que la grippe et les infections gastro-intestinales, étaient également absentes.

Les travailleurs dorment également plus, ce qui entraîne moins de maladies.

Nous avons probablement eu l'une de nos années les plus saines de notre histoire.

John Betts, Western Forestry Contractors' Association

La pluie et l'isolement nuisent au moral

Alors que les travailleurs étaient en bonne santé physique, l'isolement des camps de travail a eu un impact sur leur santé mentale, admet M. Betts. Ça a été aggravé par de fortes pluies tout l'été qui, bien que bonnes pour les semis, n'ont pas fait grand-chose pour remonter le moral des travailleurs.

Mais M. Betts a déclaré que le succès global de la saison, combiné au fait qu'il ne semble pas que les restrictions relatives au COVID-19 soient levées de sitôt, signifie que 2021 ressemblera probablement beaucoup à cette année.

Notre association recommande que nous utilisions les mêmes normes et protocoles l'année prochaine, a-t-il déclaré. Andrea Vogt serait bien d’accord. J’espère sincèrement qu’on aura appris quelque chose cette année et que ces mesures sont là pour rester! conclut-elle.

Avec des informations d’Andrew Kurjata

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !