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La 2e vague de la COVID-19 pourrait être plus grave au Manitoba, dit un microbiologiste

Représentation du coronavirus SRAS-CoV-2.

Au cours des trois derniers jours, la province a enregistré 117 nouveaux cas et trois morts.

Photo : iStock / borchee

Le Manitoba est dans la deuxième vague de la pandémie depuis six jours et le nombre de cas continue d’augmenter. Cette vague pourrait être plus grave, selon le microbiologiste et professeur, Mathias Oulé, qui déplore un relâchement des mesures sanitaires dans la population.

D’après Mathias Oulé, de nombreuses personnes tendent à minimiser les risques du virus et ne comprennent pas qu’on est dans une situation critique.

Je vois ça tout le temps, des gens qui viennent du dehors, ne se lavent pas les mains et veulent saluer les autres. Les gens qui vont dans les épiceries touchent les fruits puis les mangent sans nécessairement les laver, explique-t-il.

Au cours des trois derniers jours, la province a enregistré 117 nouveaux cas et 3 morts. Dimanche, la santé publique a annoncé qu’une Première Nation est passée au code rouge après que plusieurs membres de la communauté ont reçu des résultats positifs au test de dépistage.

La région sanitaire de Winnipeg qui enregistre le plus grand nombre de nouveaux est au code orange et les demandes de tests de dépistages sont en augmentation.

Dépistage rapide oui, mais il faut demeurer prudent

Santé Canada a donné son approbation à l’utilisation du dispositif de dépistage accéléré du coronavirus des laboratoires Abbott, déjà utilisé depuis plusieurs mois aux États-Unis pour combattre la pandémie.

Ce dispositif ne remplace pas l’écouvillon de prélèvement nasal, mais permet d’analyser les tests sur place, et ce, en moins de 13 minutes, selon les prétentions du fabricant.

D’après M. Oulé, ce type de test peut contribuer à briser la chaîne de contamination. Cependant, il rappelle que les mesures d’hygiène que recommande fortement la santé publique depuis le début de la pandémie sont la première zone de défense contre les maladies virales comme la COVID-19.

Les mains savonneuses d'un enfant sous l'eau d'un évier.

Il est important de bien se laver les mains, souligne Mathias Oulé.

Photo : iStock

Ce dernier fait remarquer qu’une augmentation rapide du nombre de cas peut saturer le système de la santé.

De plus, le microbiologique souligne qu’il y a encore beaucoup trop d’incertitudes sur la COVID-19 pour prendre le risque de l'attraper. Les scientifiques ont toujours de nombreuses questions qui restent sans réponses, note-t-il.

Il faut que les gens respectent les mesures-barrières, martèle-t-il.Les autorités font ce qu’elles peuvent, mais il faut l’implication de la population, ajoute-t-il.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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