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Le savoir traditionnel autochtone veut participer à la lutte contre la pandémie

Les quatre auteurs de la lettre publiée dans la revue Science se tiennent debout devant un totem.

Les auteurs de la lettre publiée dans la revue Science : Anne Mease, Joe Copper Jack, Katarzyna Nowak et Jared Gonet.

Photo : Fournie par Adil Darvesh

Philippe Moulier

Des Yukonnais ont publié une lettre dans la revue Science qui affirme que les connaissances autochtones traditionnelles doivent participer à la stratégie globale visant à combattre la pandémie de COVID-19.

« Il s'agit d'un un grand pas, car ce sont deux visions du monde et deux systèmes qui commencent à se reconnaître mutuellement », estime Joe Cooper Jack, un aîné du conseil de Ta’an Kwäch’än.

Autrement dit, le fait que la prestigieuse revue Science ait publié la lettre montre combien la science occidentale s'ouvre à la pensée autochtone.

La lettre du 25 septembre, (Nouvelle fenêtre) dont M. Jack est l'auteur principal, estime qu'il faut lier la santé humaine avec celle des animaux et de l’environnement pour mieux gérer le coronavirus. L'idée est appuyée par ses coauteurs, Anne Mease, Katarzuma Nowak et Jared Gonet.

La lettre fait état d’une initiative appelée One Health  (Nouvelle fenêtre)(en anglais) qui cible une approche unifiée de la santé publique pour affronter les maladies émergentes. Cependant, disent les auteurs de la lettre, les scientifiques et les décideurs politiques ignorent souvent le fait que les Autochtones se servent de cette approche interconnectée depuis des milliers d’années.

Pour que l’approche soit efficace, estiment les auteurs, il faudrait que des Autochtones puissent expliquer à l'échelle mondiale comment l’initiative One Health peut être appliquée concrètement.

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