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Une vigile à Odanak en mémoire de Joyce Echaquan

des personnes tenant une bougie

Plus de 150 personnes ont participé à la vigile marquée par un hommage à Joyce Echaquan

Photo : Radio-Canada / Marie-Eve Trudel

Radio-Canada

Un rassemblement est organisé dimanche à Odanak, au Centre-du-Québec, comme le veut la tradition tous les 4 octobre, mais l'événement revêt un caractère particulier cette année, avec le décès de Joyce Echaquan.

La traditionnelle vigile est d'ailleurs spécialement dédiée à la mère atikamekw de 37 ans décédée lundi dans des circonstances nébuleuses à l'hôpital de Joliette.

En temps normal, environ une cinquantaine de personnes se rassemblent à Odanak le 4 octobre chaque année, mais dimanche soir, leur nombre a plus que triplé. Plus de 150 personnes ont répondu à l'appel.

Dès 18 h 30 sur la place de l'église, une remise de chandelles, des chants et des discours, de même qu'une marche, en partie silencieuse, ont eu lieu.

une fille tenant une bougie

Élodie Allard, une participante à la vigile d'Odanak

Photo : Radio-Canada / Marie-Eve Trudel

La présidente de Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel, y est attendue.

En plus de la mort de Joyce Echaquan, deux autres événements sont traditionnellement commémorés, soit l'attaque de Rogers, datant du 4 octobre 1759, événement au cours duquel des dizaines d'Abénaquis ont péri, victimes d'une attaque du major anglais Robert Rogers. L'épisode reste à ce jour marquant pour la communauté d'Odanak.

C'est aussi la Journée nationale des femmes autochtones disparues ou assassinées, commémorée depuis plus de 15 ans maintenant.

Plus tôt cette semaine, les Abénaquis d'Odanak se sont engagés à soutenir financièrement les démarches judiciaires entreprises par la famille de Joyce Echaquan. Le Conseil des Abénaquis d'Odanak maintient cet engagement.

Enquête du coroner saluée

Le Conseil des Atikamekw de Manawan salue la tenue d’une enquête publique, ordonnée samedi par la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault.

Pour le Conseil et la famille de Joyce Echaquan, la tenue d’une telle enquête est nécessaire pour faire toute la lumière sur les causes probables et les circonstances du décès de la mère de famille.

Chaque jour au Québec et au Canada, des enfants, des femmes et des hommes autochtones sont victimes de mépris et de racisme dans le système de santé.

Paul-Émile Ottawa, Chef du Conseil des Atikamekw de Manawan.

Le Conseil de Manawan précise qu’il compte participer activement à cette enquête et qu'il est nécessaire qu'elle soit publique « pour la recherche de la vérité. »

Le cas de Joyce Echaquan à l’hôpital de Joliette n’est certainement pas unique, c’est plutôt la pointe de l’iceberg. L’enquête publique doit nécessairement apporter des réponses qui permettront d’amorcer un changement dans la prestation des soins de santé envers les Autochtones, souligne Paul-Émile Ottawa, Chef du Conseil des Atikamekw de Manawan.

D'après les informations de Marie-Ève Trudel.

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