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Toujours en quarantaine, Donald Trump s'offre un bref bain de foule

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C'est avec un masque sur le visage que Donald Trump a salué la foule réunie à l'extérieur de l'hôpital Walter Reed, dimanche.

Photo : Reuters / Cheriss May

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Même s'il est toujours en quarantaine à l'hôpital militaire Walter Reed, en banlieue de Washington, où il est soigné après avoir contracté la COVID-19, le président américain Donald Trump s'est offert un bain de foule, dimanche, pour contenter les dizaines d'admirateurs réunis à l'extérieur.

Le chef d'État a donc effectué une petite balade en véhicule utilitaire sport blindé, masque sur le visage, avant de rentrer à l'hôpital.

Quelques minutes auparavant, il publiait une vidéo en ligne où il remerciait ses partisans et le personnel soignant.

« Ça a été une expérience très intéressante, j’ai beaucoup appris sur la COVID. J’ai beaucoup appris, en allant littéralement à l’école. C’est la vraie école, l’école de la réalité, pas l’école où l'on apprend dans des livres. »

— Une citation de  Donald Trump

Un médecin de l'hôpital militaire Walter Reed, le Dr James P. Phillips, a réagi sur Twitter à cette sortie en voiture de Donald Trump. Il déclare qu’il s’agit d’une irresponsabilité stupéfiante , rappelant que le véhicule est non seulement à l’épreuve des balles, mais aussi hermétiquement scellé contre les attaques chimiques , ce qui rend le risque de transmission de la COVID-19 particulièrement élevé à l’intérieur.

Toutes les personnes présentes dans le véhicule doivent maintenant s’isoler pendant 14 jours, dit-il.

Elles pourraient être malades. Elles pourraient mourir. Pour un théâtre politique. [...] C’est de la folie, conclut-il.

Les médecins qui soignent le président des États-Unis se font rassurants quant à son état de santé. Une sortie de l’hôpital serait envisagée dès lundi. Le reportage d'Azeb Wolde-Giorghis.

Le président se porte très bien, selon son médecin

Les signes vitaux du président sont stables, a assuré plus tôt, dimanche, l'équipe médicale de l'hôpital.

Le niveau d'oxygène du président américain a baissé à deux reprises depuis l'apparition des symptômes, mais il va mieux et n'a plus de fièvre, a déclaré le médecin de la Maison-Blanche Sean Conley.

Donald Trump pourrait sortir de l'hôpital dès lundi, selon ce qu'a avancé l'équipe médicale lors de ce point de presse.

Comme avec toute maladie, il y a des hauts et des bas, a toutefois relevé le docteur Sean Conley, en reconnaissant avoir tenté de minimiser la gravité de l'état de santé du président samedi.

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Le Dr Sean Conley en point de presse sur l'état de santé du président Donald Trump le 5 octobre.

Photo : Getty Images / AFP / Brendan Smialowski

J'ai voulu refléter l'attitude optimiste de l'équipe médicale et du président quant à l'évolution de sa maladie. Le fait est qu'il se porte très bien, a assuré le Dr Conley. Il a cependant laissé plusieurs questions en suspens, notamment sur d'éventuelles séquelles.

Sean Conley a, entre autres, refusé de décrire l'état des poumons de Donald Trump : Nous avons fait des observations attendues, mais rien de majeur d'un point de vue clinique.

À 74 ans, le président américain reste traité par le médicament antiviral remdesivir, qui empêche la réplication du virus. Il a également été placé sous dexaméthasone, un médicament de la famille des corticoïdes utilisé pour le traitement des cas sévères de nouveau coronavirus.

Aujourd'hui, il se sent bien, il est debout et en activité, a ajouté un autre médecin, Brian Garibaldi, lors de ce point-presse.

« Notre objectif pour la journée est de le faire manger, boire et de le garder en dehors du lit autant que possible, pour qu'il soit mobile et continue de se sentir bien. [...] Notre espoir est de le faire sortir de l'hôpital dès demain et qu'il poursuive ses traitements depuis la Maison-Blanche. »

— Une citation de  Brian Garibaldi, médecin à hôpital militaire de Walter Reed

Donald Trump s'appliquait dimanche à donner l'image d'un président certes hospitalisé, mais au travail et fermement aux commandes, selon Robert O'Brien, son conseiller à la sécurité nationale, sur CBS. Le dirigeant a recommencé à téléphoner et à tweeter.

Donald Trump, qui brigue un second mandat le 3 novembre, a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi avoir été testé positif à la COVID-19 et a interrompu sa campagne. Plusieurs membres de son entourage sont également contaminés, dont son épouse Melania.

Tournant inattendu et polémique

À un mois de l'élection présidentielle américaine, la campagne a donc pris un tournant inattendu depuis l'hospitalisation de Donald Trump. Et les informations contradictoires qui ont circulé quant à son état de santé ont un peu plus alimenté la polémique.

Alors que plusieurs lui reprochent d'avoir été négligent (Nouvelle fenêtre) pour limiter les risques de contracter et propager le virus, le candidat républicain a défendu sa conduite dans une vidéo publiée samedi soir. Il a affirmé qu'il se sentait mieux depuis son arrivée à l'hôpital et qu'il serait bientôt de retour dans la campagne électorale, tout en admettant que les prochains jours représenteraient le vrai test pour lui.

La contamination du président a par ailleurs conforté l'équipe de Joe Biden dans leur décision de conduire une campagne limitée et à forte composante virtuelle, et de respecter scrupuleusement les gestes barrières.

Nos équipes portent des masques et pratiquent la distanciation physique partout, dans les avions, dans les voitures, dedans et dehors, a déclaré dimanche Symone Sanders, la conseillère de Joe Biden, sur CNN, en rappelant que C'est un rappel flagrant que le virus est réel.

Joe Biden, qui se trouvait dimanche à son domicile, à Wilmington, dans le Delaware, a déjà été testé négatif à la COVID-19. Mais il devrait cependant publier les résultats d'un nouveau test de dépistage plus tard dans la journée.

Quant au deuxième débat télévisé entre les deux hommes, prévu le 15 octobre, Symone Sanders l'assure : Joe Biden sera au débat.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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