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Mort de Joyce Echaquan : des centaines de personnes ont marché à Québec

Gros plan sur un drapeau autochtone dans une manifestation. On voit plusieurs personnes derrière.

Le reportage de David Rémillard

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Environ 300 manifestants se sont rassemblés sur la colline parlementaire samedi pour une marche à la mémoire de Joyce Echaquan. L'Atikamekw de 37 ans est morte lundi à l'hôpital de Joliette dans des conditions troubles.

L'objectif était de rendre hommage à la femme atikamekw, mais aussi de dénoncer le racisme systémique.

C'est vraiment pour montrer une solidarité avec les différentes communautés autochtones, de dire qu’assez, c'est assez , rapporte une des organisatrices, Marjorie Laclotte-Shehyn, descendante de la Nation huronne-wendat.

« On est ensemble pour Joyce, mais on est aussi ensemble pour dire qu'il y a du racisme systémique à Québec.  »

— Une citation de  Marjorie Laclotte-Shehyn
Plusieurs personnes marchent sur une rue commerciale à Québec.

Les manifestants ont marché sur la Grande-Allée à Québec lors du rassemblement pour Joyce Echaquan.

Photo : Radio-Canada / David Rémillard

Une autre organisatrice de l'événement, Alexane Picard, précise que le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a été avisé de la tenue du rassemblement et que les manifestants doivent porter un masque en tout temps.

« On est en zone rouge, puis on veut respecter la santé publique parce qu'on ne veut pas faire une éclosion non plus. »

— Une citation de  Alexane Picard

Des manifestants se sont également massés à Montréal et à Rimouski pour faire entendre leur voix.

Marche pour la guérison

Un des thèmes de la manifestation était la guérison pour les peuples autochtones.

L'ancienne commissaire de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, Michèle Audette, a résumé l'état d'esprit des participants au rassemblement en ce sens.

Plan rapproché de Michèle Audette qui tient un enfant dans ses bras. L'enfant regarde vers l'arrière.

Michèle Audette était présente à la manifestation avec sa petite-fille, une Atikamekw.

Photo : Radio-Canada

À ma naissance on m'a mis avec les sauvages, mais mon père québécois, lui, avait le droit d'être soi avec les sauvages, soi avec les blancs, raconte-t-elle.

On y goûte dès la naissance ce système-là, et cette discrimination-là, et je pense qu'on perd notre temps à s'obstiner avec.

Mme Audette, qui est la conseillère principale en matière de réconciliation et d'éducation autochtone à l'Université Laval, croit qu'avec des rassemblements comme aujourd'hui, cela permet de démontrer que plusieurs personnes sont prêtes à regarder en avant.

C'est ici que je vois une lueur d'espoir et c'est ce qui me dit que ma petite-fille atikamekw, elle n'aura pas le même traitement, ce sera mieux, a-t-elle ajouté.

Déroulement sans heurts

Le SPVQ a rapidement publié un communiqué pour indiquer que la manifestation s'est bien déroulée et que le port du couvre-visage a été respecté.

La manifestation s’est déroulée dans le calme et le bon ordre, écrit le service. Aucune infraction criminelle n’a été constatée durant le rassemblement.

Samedi après-midi, la vice-première ministre Geneviève Guilbault a annoncé sur Twitter avoir demandé au Bureau du coroner d'ordonner une enquête publique pour éclaircir les circonstances entourant la mort de Mme Echaquan.

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