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Trump « n'avait pas le choix » de s'exposer à la COVID-19

Donald Trump depuis sa chambre d'hôpital.

Dans sa vidéo publiée samedi soir, le président Trump a affirmé qu'« il se sentait mieux » depuis son arrivée à l'hôpital.

Photo : Reuters / Maison-Blanche

Radio-Canada

Dans une vidéo de quatre minutes publiée sur son compte Twitter peu avant 19 h samedi, Donald Trump dit se sentir beaucoup mieux et défend sa conduite, celle l'ayant mené jusqu’à l’hôpital militaire Walter Reed d'où il s'adresse au monde. Il affirme qu’il n’avait pas le choix.

On m’a donné le choix, "restez à la Maison-Blanche, enfermez-vous à l’intérieur, ne sortez jamais, n’allez même pas au Bureau ovale, [...] ne voyez personne, ne parlez à personne, déclare le président, le teint plus pâle qu’à son habitude.

Je ne peux pas faire ça, je dois être à l’avant-scène [out front]. Nous sommes les États-Unis [...], le pays le plus puissant du monde. Je ne peux pas être enfermé et dire "il arrivera ce qu’il arrivera". Nous devons affronter les problèmes, en tant que leader, vous devez affronter les problèmes, aucun grand leader n’aurait fait ça.

Plus tôt dans la journée, le président aurait appelé son conseiller juridique et ami Rudy Giuliani et lui aurait assuré qu’il allait battre le coronavirus. Je sens que je pourrais sortir d’ici dès maintenant, aurait dit M. Trump, selon le New York Post, mais on me dit qu’il peut toujours y avoir un recul avec cette maladie. Mais je sens que je pourrais sortir et aller faire un rassemblement.

Trump aurait aussi tenu les mêmes propos que dans sa dernière vidéo et affirmé à l’ancien maire de New York avoir maintenu des activités à haut risque de contamination parce qu’il est le président des États-Unis et qu’il ne peut pas s’enfermer dans une pièce. Il aurait également dit espérer qu’en battant le virus, il pourra montrer qu’on peut faire face à cette maladie de manière responsable, mais qu’on ne doit pas en avoir peur.

Une succession de déclarations contradictoires

Au cours de la journée samedi, des représentants de la Maison-Blanche ont fait plusieurs déclarations contradictoires quant à l'état de santé du président américain.

En soirée sur les ondes de Fox News, le chef de cabinet de la Maison-Blanche, Mark Meadows, a déclaré que vendredi matin, le président avait de la fièvre et que son niveau d’oxygène avait baissé rapidement.

Un peu plus tôt samedi, le Dr Sean Conley, médecin personnel du président, a écrit dans un mémo adressé à la Maison-Blanche que bien que le président n’est pas encore sorti du bois, l’équipe [médicale] demeure prudemment optimiste [cautiously optimistic].

En point de presse dans l’après-midi, le Dr Conley a déclaré que Donald Trump se portait très bien. Le président, qui a passé la nuit à l’hôpital militaire Walter Reed, près de Washington, ne reçoit actuellement pas de supplémentation en oxygène et n’a plus de fièvre depuis 24 heures, a assuré le docteur Conley.

Toujours samedi, selon des propos d’abord attribués à une source anonyme, puis attribués à Mark Meadows, Les signes vitaux du président ces dernières 24 heures ont été très inquiétants, et les 48 prochaines heures seront critiques en termes de soins. Nous n'avons toujours pas emprunté une voie claire vers le rétablissement, a-t-il déclaré.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

L’État de santé de Trump prend le dessus sur la campagne électorale

Après avoir révélé lui-même dans un gazouillis qu’il est atteint de la COVID-19, Donald Trump, fatigué et fiévreux, a été transporté, vendredi, à bord de l’hélicoptère Marine One en direction de l’hôpital militaire.

Il a fait l'annonce de son diagnostic dans la nuit de jeudi à vendredi. Moins de 24 heures plus tard, il a été transféré à l'hôpital militaire Walter Reed de Bethesda, dans le Maryland, par mesure d’extrême prudence, où il demeurera « quelques jours ».

Dans un communiqué émis vendredi soir, le médecin de la Maison-Blanche Sean Conley, a déclaré que le président se porte très bien.

Il n'a pas besoin d’oxygène supplémentaire, mais après consultation avec des spécialistes, nous avons choisi de commencer un traitement par remdésivir. Il a terminé sa première dose et se repose, a précisé le docteur Conley.

Je vais bien, je crois. Merci à tous. AMOUR! a de son côté publié Donald Trump sur Twitter, en soirée vendredi.

Le port du masque obligatoire

Donald Trump a souvent remis en question l'utilité du masque pour se protéger du nouveau coronavirus, allant même jusqu'à ridiculiser ses adversaires politiques qui le portent sans faute, à commencer par le candidat démocrate Joe Biden.

Jusqu'à maintenant, le port du masque était peu populaire à la Maison-Blanche. Le personnel et les journalistes se faisaient cependant tester quotidiennement pour éviter la propagation de la COVID-19.

À compter du 2 octobre 2020, tout le personnel du Conseil national de sécurité qui relève du bureau exécutif du président doit porter un masque dans les aires communes, incluant les contrôles de sécurité, les ascenseurs, les corridors et les toilettes, peut-on lire dans une déclaration.

De plus, le port du masque est également requis lorsque les directives de distanciation ne peuvent être dûment respectées, ce qui peut inclure les zones de travail du personnel et les salles de conférence, ajoute-t-on.

À moins que votre travail ne nécessite des visites en personne dans l'aile ouest de la Maison-Blanche, nous vous demandons respectueusement d'éviter de vous y rendre.

Extrait du courriel envoyé aux employés

Le Conseil national de sécurité, notamment chargé de coordonner la politique étrangère, constitue l'une des agences gouvernementales qui comptent le plus d'employés travaillant à la Maison-Blanche.

Le conseiller à la sécurité nationale de Trump, Robert O'Brien, qui dirige cette agence, a été déclaré positif à la COVID-19 à la fin juillet. Maintenant rétabli, il est de retour au travail depuis le début du mois d'août.

Chris Christie et trois sénateurs républicains infectés

Trois sénateurs républicains et l’ex-gouverneur Chris Christie ont annoncé être contaminés par le nouveau coronavirus.

M. Christie, qui a aidé le président Trump dans sa préparation pour le premier débat présidentiel plus tôt cette semaine, a annoncé sur Twitter en fin d’après-midi samedi que, souffrant d’asthme, il a été admis à l’hôpital sur recommandation de ses médecins. Il a affirmé avoir entamé un traitement au remdésivir.

Les employés de la chaîne ABC News, sur laquelle M. Christie a agi comme analyste politique lors de la couverture d’après-débat de mardi, seront en confinement pour 14 jours.

M. Johnson a été en quarantaine pendant 14 jours en septembre, après avoir été exposé à une personne positive. Il n’a pas développé de symptômes et les deux tests qu’il a subis ont été négatifs. Il est retourné à Washington le 29 septembre, mais a ensuite été de nouveau en contact avec une personne infectée. Le test qu’il a passé vendredi après-midi est revenu positif.

Selon son porte-parole, le sénateur se sent bien et ne présente pas de symptômes. Il restera isolé jusqu’à ce que son médecin l’autorise à reprendre ses activités.

Quant au sénateur Mike Lee, membre du comité juridique du Sénat, lui aussi contaminé, il restera isolé pendant 10 jours. Il a cependant précisé qu’il serait de retour au travail à temps pour l’audition de la nouvelle juge Amy Coney Barrett, nommée par Donald Trump à la Cour suprême.

Thom Tillis est aussi touché par la COVID-19. Le sénateur de la Caroline du Nord siège également au comité sénatorial qui auditionnera la nouvelle juge.

Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, a reçu un test négatif vendredi. Mme Pelosi est deuxième dans l’ordre de succession après le vice-président des États-Unis.

C’est le cas également du vice-président Mike Pence et de son épouse. Leur test, effectué quelques heures après l’annonce de l’infection de M. Trump, s’est révélé négatif.

Enfin, le président de l’association des correspondants de la Maison-Blanche a annoncé que trois journalistes sont infectés par le nouveau coronavirus. Ces derniers ont passé du temps à la Maison-Blanche le week-end, ou voyagé avec le président Trump.

L'ancienne conseillère du président Kellyanne Conway a aussi annoncé vendredi avoir reçu un diagnostic positif à la COVID-19. Elle était présente à l'annonce de la nomination de la juge Barrett à la Cour suprême, samedi dernier, à la Maison-Blanche.

COVID-19             : ce qu'il faut savoir
Avec les informations de Reuters, CNN, et Agence France-Presse

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