•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une aide supplémentaire pour la culture, mais pas pour tous les artistes

Une salle de spectacle vide.

Québec a annoncé vendredi son plan pour aider l'industrie culturelle à traverser la seconde vague de la pandémie.

Photo : iStock / Tatamatidzanov

Radio-Canada

L’aide supplémentaire annoncée pour soutenir les organisations culturelles est bien accueillie par les diffuseurs, mais plusieurs artistes estiment qu’ils ne recevront rien.

Le gouvernement ajoute 50 millions supplémentaires pour aider l’industrie du spectacle. Le gouvernement remboursera jusqu'à 75 % des revenus de billetterie qui n'auront pas pu être encaissés en raison des mesures sanitaires.

Les organismes admissibles sont les diffuseurs pluridisciplinaires et spécialisés, les entreprises et les organismes de création et de production qui diffusent leurs propres œuvres ainsi que les festivals et événements québécois.

Les organisations culturelles devront démontrer que tous les artistes et artisans des productions qui ont été annulées ou présentées devant un public réduit en raison de la pandémie, ont été payés.

Pour le directeur de Rivière-du-Loup en spectacle, Frédéric Roussel, il s’agit d’une bonne nouvelle. Ce qu’on veut, dit-il, c’est que cette aide se rende jusqu’aux artistes, aux agents. On sent qu’il y a une urgence au niveau des artistes, artisans, techniciens et autres acteurs. Si le gouvernement décide de le faire via notre entremise, on va le faire avec plaisir.

Cette aide sera valide jusqu’au 31 mars 2021.

Un homme debout devant un micro de Radio-Canada

Frederic Roussel, directeur général de Rivière-du-Loup en spectacle.

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

En zone orange, Rivière-du-Loup en spectacle fonctionne avec une programmation allégée. Cette aide aidera l’organisation, comme les artistes et les artisans, à envisager les prochains mois avec moins d’appréhension.

Et si on passe en zone rouge et qu’on doit fermer, on va payer quand même, on va honorer les contrats. En ce moment, je travaille un mois à la fois. Je n’ai rien planifié pour le début 2021. Ça va nous permettre d’avancer un peu plus, juge Frédéric Roussel.

Des artistes sans contrat

Si l’annonce est bien accueillie par les diffuseurs, c’est moins le cas parmi les artistes, notamment ceux qui n’ont pas de contrats en vue pour les prochains mois. Pour ces travailleurs, 75 % de rien, c’est rien.

Beaucoup de tournées ont été annulées. Les programmations ont été réduites et les spectacles encore à l'affiche sont ceux d’artistes très connus.

L’humoriste Serge Yvan Bourque note qu’il sera difficile pour les artistes de la relève ou plus marginaux d’accéder à la programmation d’une salle de spectacle. C’était déjà saturé. Là, c’est sursaturé. J’aimerais bien jouer, mais les diffuseurs ne peuvent pas programmer 365 spectacles par année, surtout dans un contexte de distanciation.

L’aide annoncée par la ministre de la Culture, Nathalie Roy, s’ajoute au plan de 400 millions de dollars annoncé en juin pour la relance du secteur de la culture.

L’argent sera géré par le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).

D'autres soutiens financiers

Par ailleurs, les musées recevront 5 millions de dollars supplémentaires afin de traverser la crise.

Québec est toujours en discussion avec les propriétaires de salles de cinéma pour parvenir à une entente sur un plan d’aide.

La ministre de la Culture, Nathalie Roy, a tenu à préciser en conférence de presse que les musées privés et les salles de spectacle seront aussi admissibles au soutien financier annoncé, jeudi, par le ministère de l’Économie et de l’Innovation.

Cette aide sera aussi disponible pour les entreprises culturelles qui n’ont pas de programmation, a ajouté le premier ministre François Legault.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !