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Commémoration à Sept-Îles : « On est devenu une nation pour Joyce »

Un autochtone, assis près d'un homme qui tient un micro, joue du tambour.

Les participants ont pu, après les discours, danser au son du Teweikan.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une commémoration en hommage à Joyce Echaquan, cette femme atikamekw morte lundi à Joliette dans des circonstances troublantes, était organisée vendredi au cégep de Sept-Îles.

Étudiants et membres du personnel étaient invités à écrire un mot sur une grande toile qui sera envoyée à la famille de la défunte à Manawan.

Une centaine de personnes se sont également réunis devant le cégep pour écouter des discours avant de danser au son du Teweikan, le tambour traditionnel innu.

Le co-instigateur de la commémoration et enseignant en philosophie au Cégep de Sept-Îles, Mathieu Poulin-Goyer, rappelle que l’établissement compte beaucoup d’étudiants autochtones.

Trois femmes masquées, debout dehors, dont deux regardent leur téléphone cellulaire.

Une centaine de personnes ont assisté à la cérémonie.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Il estime que cet hommage est un geste de solidarité envers toutes les communautés autochtones. À la base, dit-il, c'est vraiment une campagne de sensibilisation et une affirmation de [ce que] nous, au cégep de Sept-Îles, on fait les choses autrement.

La co-instigatrice de l'événement et conseillère pédagogique au Cégep, Marie-Marthe Malek, rappelle, elle aussi, que le cégep de Sept-Îles accueille des étudiants de différentes nations, des Inuits, des Innus, des Malécites. Il y en a de l’Afrique, c’est international au cégep de Sept-Îles, souligne-t-elle. La cérémonie a permis, croit-elle, d’unir tout le monde.

« Notre but, c’est d’être ensemble. On est une nation ensemble en ce moment. On est devenu une nation pour Joyce. »

— Une citation de  Marie-Marthe Malek, conseillère pédagogique au Cégep de Sept-Îles

Les propos de l’enseignant et de la conseillère pédagogique trouvent un écho chez Aryane Napess Michel, une étudiante innue en soins infirmiers qui était présente à la cérémonie. Je le savais déjà qu'il y avait des allochtones qui nous respectaient, j'ai quand même beaucoup d'amis allochtones. J'aime voir qu'il y en a beaucoup plus, commente la jeune femme.

Deux femmes écrivent sur une grande toile blanche.

Deux femmes écrivent un mot sur la toile qui sera envoyée aux proches de Joyce Echaquan.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

L’étudiante en soins infirmiers Mélanie Caron n’entend pas détromper sa future collègue, au contraire.

« Je suis en soins infirmiers et je ne soignerai pas des autochtones ou des blancs, je vais soigner des humains.  »

— Une citation de  Mélanie Caron, étudiante en soins infirmiers

Je pense qu'on est tous pareils. Notre coeur bat à la même fréquence, notre tension est pareille. On est tous des êtres humains qui méritent les mêmes soins égaux. Je trouve ça vraiment inhumain qu'il y ait des infirmières qui tiennent des propos comme ça, qui fassent des soins comme ça. C'est vraiment dégueulasse, ajoute-t-elle.

Connaître les réalités autochtones

Sur la Côte-Nord, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord mise depuis 2015 sur l’importance d’une meilleure connaissance des réalités autochtones pour freiner la discrimination et le racisme systémique envers les membres des Premières Nations.

Un message où on peut lire "Justice pour Joyce, pour tous".

Une toile avec des messages écrits par les participants sera envoyée à la famille de Joyce Echaquan.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Un conseiller-cadre, Dale Walker, est notamment responsable de la liaison avec les communautés innues afin de mieux répondre au besoin des communautés et de permettre aux gens de se sentir en sécurité lorsqu'ils ont besoin de services de santé.

Conférence de presse de la famille

Par ailleurs, la famille de Joyce Echaquan demande la tenue d’une enquête publique sur le traitement réservé aux membres de la communauté atikamekw à l’hôpital de Joliette.

L’avocat de la famille, Jean-François Bertrand, a aussi fait le point sur les différentes démarches juridiques relatives aux circonstances de la mort de la jeune mère de famille lors d’une conférence de presse tenue vendredi après-midi.

D'après les informations de Nicolas Lachapelle

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