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La cour autorise la vente de MEC à une société privée américaine

Un magasin Mountain Equipment Coop (MEC) à Vancouver.

L’entreprise Mountain Equipment Coop (MEC) fait face à d'importants problèmes financiers depuis quelques années.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

La Cour suprême de la Colombie-Britannique autorise la vente de Mountain Equipment Coop (MEC) à Kingswood Capital Management, une société américaine.

Malgré une forte mobilisation, le groupe Sauvons MEC n’est pas parvenu à freiner la vente de la plus importante coopérative de commerce au détail du Canada en nombre de membres.

Au terme de quatre jours d’audience, la Cour suprême de la Colombie-Britannique a tranché en faveur de Kingswood Capital Management, qui, à maintes reprises, a remis en question la capacité de Sauvons MEC de proposer une solution de rechange réaliste et viable.

Les avocats de MEC et de Kingswood ont répété que la transaction devait avoir lieu rapidement, sans quoi le détaillant pourrait subir des pertes hebdomadaires importantes, alors que les états financiers de la coopérative sont déjà minés.

La vente renforce les finances et l’activité principale de MEC, protège les emplois, conserve la grande majorité des magasins de MEC et garantit aux membres un accès continu à des conseils authentiques et à des produits de haute qualité à des prix compétitifs, soutient le Conseil d’administration dans une déclaration écrite.

Un cycliste roule devant le siège social de Mountain Equipment Coop (MEC) à Vancouver.

Les audiences ont eu lieu à Vancouver, où se situe également le siège social de MEC, la plus importante coopérative de commerce au détail du Canada.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

« Nous prenons acte de cette décision, mais nous sommes bien sûr déçus », écrit le fondateur de Sauvons MEC, Kevin Harding.

Depuis l’annonce de la vente, le 14 septembre, plus de 143 000 membres de Sauvons MEC se sont mobilisés pour amasser plus de 100 millions de dollars afin de soutenir une offre de rachat de MEC à Kingswood.

Dans une lettre publiée à la veille du jugement, Kevin Harding salue les efforts de ses membres. Voici ce que nous avons réussi : tout le monde sait maintenant que nous voulons vraiment sauver notre coopérative.

Cinq millions de personnes garderont un œil sur MEC et Kingswood à la fin du processus de vente. [Toutes les deux] doivent respecter leurs engagements envers les employés de MEC , a dit la porte-parole de Sauvons MEC, Marie-Hélène Viau.

Le groupe compte rappeler à Kingswood de respecter sa promesse de conserver 75 % des employés de MEC, notamment.

Vue de côté du siège social de Mountain Equipment Co-op (MEC) à Vancouver.

Les opposants à la vente de MEC croient que les droits des membres n’ont pas été respectés.

Photo : ben nelms/cbc / Ben Nelms

Une boîte de Pandore

Appuyés dans leur démarche juridique par des associations coopératives, les plaignants ont fait valoir que la Loi sur les associations coopératives de la Colombie-Britannique et les statuts et règlements de MEC n’ont pas été respectés dans cette vente.

En outre, les membres n’ont pas été consultés avant le processus de vente, dénonce le directeur général de Coopératives et mutuelles Canada, André Beaudry.

La décision de la juge Fitzpatrick, dont les détails ne sont pas connus pour l'instant, est grandement préoccupante puisqu'elle crée un important précédent pour les 8000 coopératives canadiennes, croit-t-il.

Ça a un effet sur une coopérative, mais en même temps, sur toutes les coopératives au Canada.

André Beaudry, directeur général de Coopératives et mutuelles Canada

On ouvre une boîte de Pandore, croit M. Beaudry, qui note que le secteur coopératif au Canada représente 200 000 emplois.

Nous pensons qu'il y a des principes juridiques fondamentaux que cette décision a ignorés, affirme Mme Viau. Nous travaillons avec nos partenaires de Coopératives et mutuelles Canada pour évaluer toutes les options juridiques, ajoute-t-elle.

Avec des informations d'Hélène Bardeau

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