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Un prisonnier de la Colombie-Britannique réclame le droit de porter un masque

Un policier de dos tient un masque.

Adam DeVries craint de contracter la COVID-19. Il soutient que les employés du centre où il est détenu ne portent pas toujours leur masque.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Un prisonnier ne comprend pas pourquoi le Centre de services avant procès de Surrey, dans le Grand Vancouver, où il est détenu depuis le mois d’avril, refuse de lui fournir un masque non médical.

Souffrant d'asthme et d'épilepsie, Adam DeVries affirme qu’il ne lui reste qu’un poumon et qu’une infection à la COVID-19le tuerait .

On met quelque chose comme la COVID-19 dans mes poumons, et je suis mort, dit l'homme âgé de 39 ans.

Adam DeVries soutient avoir fait deux demandes pour obtenir un masque. On lui aurait répondu : Vous êtes dans une installation séparée de la communauté, vous n'en avez donc pas besoin.

« Terrifié »

Il y a eu au moins deux éclosions de COVID-19 dans des prisons fédérales de la Colombie-Britannique. En avril, 120 détenus au centre correctionnel de Mission ont contracté la maladie. Un prisonnier est mort.

M. DeVries est terrifié à l'idée qu’une épidémie mortelle semblable se propage dans les prisons provinciales. La COVID-19 se propagerait comme une traînée de poudre ici, dit-il.

Un policier entre au Centre de services avant procès de Surrey.

Les détenus au Centre de services avant procès de Surrey n'ont pas le droit de porter un masque.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Une sécurité moins importante?

Récidiviste, Adam DeVries est détenu dans l'attente d'un procès prévu en novembre pour introduction par effraction et possession de biens volés.

Je comprends que nous sommes en prison, mais pourquoi notre sécurité est-elle moins importante que celle des autres?

Adam DeVries souligne que la plupart des 400 détenus du Centre de services avant procès de Surrey sont en attente d’un procès et qu'ils sont innocents jusqu’à preuve du contraire.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Des articles de contrebande

L’établissement n’a pas expliqué pourquoi elle interdit le port du masque aux prisonniers, note l'avocate d’Adam DeVries, Alyson Dorin.

Non seulement les masques sont-ils interdits, mais les détenus qui en ont un se le font saisir et il est jeté. Les masques sont traités comme un article de contrebande, dit Alyson Dorin.

Pourtant, des masques sont offerts au Centre de services avant procès de North Fraser, situé à Port Coquitlam, affirme-t-telle.

Réponse du gouvernement

Le bureau du solliciteur général de la Colombie-Britannique affirme que, pendant la campagne électorale provinciale actuelle, il ne peut fournir qu'une réponse limitée.

Toutefois, dans un feuillet d'information, il indique que tous les nouveaux détenus sont placés dans des unités d'isolement pendant 14 jours avant de rejoindre la population carcérale et, donc, ne constituent plus une menace de transmission . Il n'y a donc aucune exigence de porter le masque .

Le nombre de détenus est réduit en raison de la pandémie. Tous les employés doivent porter un masque lorsque la distanciation physique n'est pas possible , précise par ailleurs le feuillet d'information. Or Adam DeVries dit qu'au moins 40 % des gardes ne prennent pas les précautions nécessaires.

Tous ne portent pas leur masque en tout temps. [D'autres] le portent autour du menton. Ils ne sont pas portés correctement.

Adam DeVries craint que le public ne soit en danger, car les détenus sont régulièrement libérés. Vous savez, c'est une question de sécurité. Plus nous sommes en sécurité, plus le public est en sécurité.

Avec les informations d'Eric Rankin

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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