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Trump infecté, les marchés piquent du nez

La bourse de Wall Strret.

Les actions baissent vendredi, première réaction de Wall Street au test positif du président Donald Trump pour le coronavirus.

Photo : Associated Press / Courtney Crow

Radio-Canada

Les principales places boursières de la planète ont piqué du nez après l’annonce que le président américain Donald Trump a été infecté par la COVID-19 à un mois de l'élection présidentielle. Certaines ont ensuite pris du mieux, mais pas toutes.

Aux États-Unis, le Dow Jones et le S&P 500 ont perdu environ 0,85 % dans les 30 minutes qui ont suivi l'ouverture des marchés, tandis que le NASDAQ cédait 1,3 %.

À la fermeture, le Dow Jones avait partiellement remonté la pente pour ne céder que 0,48 %, contre 0,96 % pour le S&P 500 et 2,22 % pour le NASDAQ.

À Toronto, le TSX s'en est bien tiré. Après une baisse de 0,4 % en début de journée, il a clôturé sur une hausse de 0,91 %.

En Europe, les bourses de Londres (+0,39 %), Paris (+0,02 %) et Francfort (-0,33 %) étaient aussi dans le rouge pendant une bonne partie de la journée avant de se redresser.

En Asie, la bourse de Tokyo a perdu 0,7 % de sa valeur au terme de la journée, celle de Sydney, -1,4 %. Les marchés étaient fermés à Hong Kong et Shanghaï en raison d'un congé.

Il y a plus de questions que de réponses en ce moment (et) les marchés boursiers ont tendance à vendre avant de se poser des questions. Tant qu'il n'y aura pas de nouvelles plus concrètes sur l'état de santé de Donald Trump, il sera probablement difficile pour le marché de rebondir de manière significative.

Ryan Detrick, chef des stratégies de marché chez LPL Financial

Le cours du pétrole brut a aussi accusé un recul, à l’instar des contrats à terme sur les indices américains, tandis que l'or, valeur refuge, était recherché, à l'instar des monnaies les plus sûres, comme le dollar américain et le yen japonais.

Des analyses estiment que la quarantaine à laquelle M. Trump doit se soumettre l'empêchera de faire campagne, nuisant à la possibilité qu'il puisse réduire l'écart le séparant de son adversaire démocrate Joe Biden dans les sondages.

Les marchés financiers avaient déjà été rendus nerveux par la perspective d'une transition du pouvoir chaotique advenant sa défaite, qu'il a lui-même alimentée lors du débat qui l'a opposé à M. Biden mardi soir.

Si les symptômes de Trump sont légers et qu'il récupère rapidement, son soutien pourrait augmenter, affirme Ayako Sera, stratège de la firme japonaise Sumitomo Mitsui Trust Asset Management. Cependant, cela nuit à la capacité de Trump de faire campagne, et le temps presse d'ici l'élection.

Que ce soit Trump ou Biden [qui gagne], le plus gros problème est l'incertitude. Tant que le vainqueur de l'élection sera incertain, il sera difficile pour les marchés de se calmer.

Ayako Sera, stratège de la firme japonaise Sumitomo Mitsui Trust Asset Management

Les marchés digéraient aussi vendredi les plus récentes données sur le chômage et les créations d'emplois en septembre aux États-Unis et celles sur l'inflation en zone euro.

Selon le département américain du Travail, le taux de chômage aux États-Unis s'est établi à 7,9 % en septembre, en baisse de 0,5 point de pourcentage par rapport à août. Les analystes anticipaient un taux de 8,2 %.

En revanche, les 661 000 emplois créés sèment la déception, puisque les analystes en attendaient 800 000. En août, 1,5 million d'emplois avaient été créés, selon les données révisées publiées vendredi.

Eu Europe, l'inflation dans les 19 pays partageant l'euro a reculé de 0,3 % sur un an le mois dernier, a indiqué Eurostat, ce qui constitue le plus fort repli observé depuis avril 2016.

Cela alimente les craintes d'une spirale déflationniste dans la foulée du choc économique provoqué par la pandémie et met de la pression sur la Banque centrale européenne (BCE).

Confrontée à la menace de voir l'inflation demeurer en dessous de son objectif dans les années à venir, la BCE pourrait être contrainte d'annoncer en décembre des mesures supplémentaires de soutien monétaire.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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