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COVID-19 : la Commission des relations de travail rejette la plainte des enseignants

Une salle de classe vide.

Les enseignants en Ontario affirment que la province doit faire plus pour les protéger contre la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les quatre syndicats d'enseignants ontariens se disent « profondément inquiets » de la décision de la Commission des relations de travail de l'Ontario (CRTO) de refuser d'entendre leurs doléances quant aux mesures de prévention de la COVID-19 dans les écoles.

La Commission a jugé que la plainte conjointe de l'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO), la Fédération des enseignants de l'élémentaire (FEEO), la Fédération des enseignants des écoles secondaires (FEESO) et l'Association des enseignants catholiques anglais (OECTA) ne relevait pas de son champ de compétence.

Les quatre syndicats remettent en question « l'efficacité » des mesures prises par le gouvernement de Doug Ford et voulaient que la CRTO se penche sur de possibles violations des règles sur la santé et la sécurité au travail.

Les syndicats réclament des normes provinciales plus strictes, y compris :

  • Des classes de 15 à 20 élèves maximum, à moins qu'il y ait une distance de 2 mètres entre les pupitres
  • Des cohortes de 50 maximum, en incluant le personnel
  • Port du masque en tout temps par tous les élèves, sauf pour des raisons médicales
  • Une meilleure ventilation dans les classes, selon les recommandations de l'organisation American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditioning Engineers

Les éléments de preuve qui devaient être présentés [devant la Commission] par des experts chevronnés confirmaient que ces questions doivent être réglées immédiatement pour que nos écoles soient sécuritaires, déplore l'AEFO.

La décision de la CRTO signifie que les travailleuses et les travailleurs de l’éducation doivent formuler des plaintes individuelles relatives à des infractions aux règlements en matière de santé et de sécurité pour obtenir un jugement. Il ne s’agit pas là d’une approche raisonnable au problème de la pandémie.

Communiqué de l'Association des enseignants franco-ontariens

Pour sa part, le président de la Fédération des enseignants des écoles secondaires, Harvey Bischof, se dit déçu et déconcerté de voir que le gouvernement a choisi d'utiliser un point mineur pour faire rejeter la plainte plutôt que de faire face aux enjeux importants de santé et sécurité liés à la réouverture des écoles.

La Fédération des enseignants de l'élémentaire est déçue elle aussi, affirmant que le rejet de la plainte signifie que les lacunes du plan de retour à l'école de l'Ontario ne seront pas soumises à une évaluation légale.

Toute comme les trois autres syndicats d'enseignants ontariens, l'Association des enseignants catholiques anglais continue à demander aux ministères de la Santé et de l'Éducation de « mieux protéger » les éducateurs et les élèves. Les quatre syndicats doivent donner plus de détails sur leur plan la semaine prochaine.

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