•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une chauve-souris force la fermeture de cinq salles d’opération à Maisonneuve-Rosemont

Façade du pavillon Rosemont

La direction de l'établissement cherche à savoir comment une chauve-souris est entrée dans une salle d'opération du pavillon Rosemont.

Photo : Radio-Canada

La présence d’une chauve-souris dans une salle d’opération du pavillon Rosemont a forcé la fermeture des quatre autres salles du bâtiment qui fait partie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Impossible de dire quand les salles d'opération seront fonctionnelles. Il faut désinfecter les lieux et tenter de comprendre comment le chiroptère a pu se retrouver dans un lieu qui doit être parfaitement stérile.

C'est le personnel qui a découvert mardi la chauve-souris dans une des salles d'opération du pavillon Rosemont. La direction du CIUSSS de l'Est-de-l'île-de-Montréal a immédiatement décrété la fermeture des cinq salles du bâtiment.

On ne peut pas se permettre d’avoir de la vermine qui entre dans nos installations.

Hugo Ouellette, directeur des services techniques, CIUSSS de l'Est-de-l'île-de-Montréal

L'établissement désinfecte les salles de fond en comble et veut savoir par où est entrée la chauve-souris. On évoque la possibilité qu'une brèche ait été ouverte par des travaux de maçonnerie menés sur le bâtiment construit dans les années 1950.

Ou encore qu'une fenêtre laissée ouverte l'été dernier ait permis à l'animal de s'introduire dans la salle d'opération. Un exterminateur a été embauché pour faire une analyse complète. Impossible de dire quand seront rouvertes les cinq salles d'opération. Quand on va relancer, ça va être les cinq en même temps, précise Hugo Ouellette.

D'ici là, les cas urgents vont être traités ailleurs à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont ou dans d'autres établissements de la métropole.

Les salles touchées par la fermeture traitent des patients d'ophtalmologie et du département d’oto-rhino-laryngologie. C'est clair que c'est décourageant pour le personnel, mentionne un médecin de l'établissement, qui préfère conserver l'anonymat. Parce que les problèmes s'accumulent depuis des mois.

L'Hôpital Maisonneuve-Rosemont a dû fermer des lits en oncologie faute de personnel la semaine dernière.

La direction fait construire un bâtiment temporaire pour affronter la deuxième vague de COVID-19, mais on ne sait pas encore où on trouvera les infirmières pour faire fonctionner les 32 futures chambres.

À l'aube de la deuxième vague, perdre des salles d'opération n'est pas une mince affaire alors qu'on tente de relancer les chirurgies. On est menacés d'un bris de service à tout moment, estime une autre source médicale de l'Hôpital.

Le bâtiment principal est l'un des plus mal en point au Québec. Ses murs extérieurs sont recouverts d'un grillage pour éviter la chute de briques et de mortier. À moyen terme, les salles d'opération du pavillon Rosemont seront délocalisées ailleurs. On a lancé cette semaine un appel d'offres pour louer dans le privé des salles où l'on pourrait opérer des patients avec notre personnel, dit Hugo Ouellette.

Et qu'est-il arrivé à la chauve-souris à l'origine de la fermeture de cette semaine?

Le personnel l'a capturée et remise à l'extérieur, précise le dirigeant.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !