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Les chasseurs venus de régions rouges attendus dans l'Est-du-Québec

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Un chasseur dans la forêt.

François Legault a indiqué que les chasseurs habitant en zone rouge pouvaient se rendre chasser en zone jaune et orange. (archive)

Photo : iStock

Radio-Canada

Québec précisait mercredi que les chasseurs originaires de zones rouges pouvaient se rendre dans des zones de niveau d’alerte inférieur. Un droit qui préoccupe la santé publique de la Côte-Nord, mais qui est bien accueilli par des organisations faisant la promotion de la chasse.

Pour l’année 2019-2020, près de 56 000 permis de chasse à l’orignal ont été vendus pour des zones de l’Est-du-Québec.

Les personnes d’autres régions que celles du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte-Nord peuvent représenter une proportion non négligeable des chasseurs qui viennent dans l’Est-du-Québec.

À titre d’exemple, la Fédération des chasseurs et pêcheurs de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine estime que sur les 25 000 chasseurs que la région a accueillis l’an passé, 8000 à 10 000 venaient de l’extérieur.

Leur venue est bénéfique pour l'économie régionale puisque, selon les données de la Fédération des chasseurs et pêcheurs de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, chacun de ces chasseurs représenterait en moyenne 1500 dollars de retombées dans la région.

Cependant, en situation de pandémie, ces déplacements inquiètent la santé publique de la Côte-Nord qui en a profité cette semaine pour publier un court guide rappelant les consignes sanitaires à respecter.

Le CISSS implore notamment les chasseurs à rester chez eux s’ils présentent des symptômes de la COVID-19 et, dans la mesure du possible, de pratiquer la chasse dans leur région.

Il y a plusieurs régions du Québec qui ont changé de palier. On a du orange, du rouge donc on a une transmission de COVID assez importante dans certaines régions de la province. Donc si on a des gens qui viennent nous visiter pour la chasse, il y a un risque de transmission, juge Pascal Paradis, porte-parole du CISSS de la Côte-Nord.

Alors que les directives de la santé publique interdisent aux personnes provenant de zones rouges de prendre part à des rassemblements, des chasseurs pourraient être forcés de revoir leurs plans. À ce titre, la SÉPAQ redoute de nombreuses annulations.

Un bâtiment de la SÉPAQ à Anticosti

Un bâtiment de la SÉPAQ à Anticosti

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Fédérations de chasseurs optimistes

De son côté, la Fédération des pourvoiries du Québec estime que les chasseurs peuvent exercer leurs activités tout en respectant les mesures de distanciation physique.

On demande aux gens de faire leurs achats dans leur localité de résidence, d’acheter leur permis avant d’arriver, de pas s’arrêter en chemin. C’est des mesures qui ont fait leurs preuves durant cet été. Il n’y a pas de raisons que ça continue pas cet automne, avance Dominic Dugré, conseiller juridique et secrétaire général de la fédération.

On a maintenant six mois de sensibilisation comme citoyens du Québec aux mesures à prendre. Honnêtement, je ne vois pas pourquoi on serait plus craintifs en saison de chasse qu’en saison de pêche, poursuit-il.

Analyse similaire de la part du président de la Fédération des chasseurs et pêcheurs de la Côte-Nord, Gilles Couture, qui croit que les chasseurs pourront respecter les règles dictées par le gouvernement Legault.

Gilles Couture pose pour la caméra dans un boisé enneigé. Il porte de l'équipement de chasse.

Gilles Couture, le président de la Fédération des chasseurs et pêcheurs de la Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada

L'activité comme telle se déroule plus en territoire plus éloigné ou il est possible, selon moi, d’appliquer la distanciation et les principes donnés par le gouvernement, dit-il.

Gilles Couture croit que la chasse peut se pratiquer en toute sécurité.

Avec les informations de Nicolas Lachapelle

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