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Hommage à Joyce Echaquan : « La justice, c’est ça qu’on veut »

Des proches de Joyce Echaquan lui rendent hommage devant le parlement à Ottawa.

Environ 200 personnes ont rendu hommage à Joyce Echaquan sur la colline du Parlement jeudi soir, à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Radio-Canada

« Justice pour Joyce. C’est la justice qu’on veut », a lancé Carol Dubé, le conjoint de Joyce Echaquan, jeudi soir à Ottawa, où près de 200 personnes se sont rassemblées devant le parlement pour rendre hommage à la femme atikamekw de 37 ans. Joyce Echaquan est décédée lundi dans des circonstances troubles à Joliette.

C’est accompagné de proches de la famille que M. Dubé a rendu hommage à sa conjointe.

C’est pas possible qu’il peut avoir encore ce racisme systémique en 2020, a-t-il déploré.

J’apprécie beaucoup qu’il y ait beaucoup de gens touchés par cet événement. Les sympathies, c’est bien beau. Mais j’aimerais ça que ce soit plus que des sympathies, qu’il y ait des actions

Carol Dubé, conjoint de Joyce Echaquan

Une infirmière s’est fait montrer la porte mardi. Jeudi, une préposée aux bénéficiaires du centre hospitalier a été renvoyée en lien avec ce décès. Submergé par l’émotion, M. Dubé n’a pas été en mesure de réagir à la nouvelle.

Carol Dubé accompagné de Guy Niquay devant le Parlement.

En plus de ses proches, Carol Dubé était aussi accompagné du porte-parole de la famille, Guy Niquay.

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Ça ne suffit pas. C’est juste le minimum qui devait se faire, c’est pour sa part exclamé le porte-parole de la famille, Guy Niquay, qui a tenu à participer à l’hommage sur la colline du Parlement. Il a ajouté que la famille s’adressera aux médias vendredi.

Un drame qui aurait pu être évité

La présidente de Femmes autochtones du Québec (FAQ), Viviane Michel, a elle aussi rendu hommage à Joyce Echaquan. On vient de vivre un drame qui touche l’ensemble du Québec, a-t-elle dit.

Viviane Michel en entrevue devant le Parlement à Ottawa lors du rassemblement pour rendre hommage à Joyce Echaquan.

Selon Mme Michel, la mort de Joyce Echaquan aurait pu être évitée.

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Est-ce que ça prend encore des drames de ce genre pour prouver que le racisme est omniexistant (sic) au Québec?

Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec (FAQ)

Selon elle, si les appels à l’action de la commission Viens avaient été appliqués, un tel drame aurait pu être évité.

Il ne s’est absolument rien passé. […] Si le gouvernement avait pu faire des mises en œuvre sur les actions qui ont été déposées dans le rapport, Joyce Echaquan aurait été de ce monde, a déclaré Mme Michel.

Rappel des événements

La mort de Mme Echaquan, lundi, peu de temps après qu’elle s'est filmée en direct, de son lit d’hôpital au Centre hospitalier de Lanaudière, à Joliette, a suscité un tollé. Dans sa vidéo, la mère de sept enfants déclare avoir été surmédicamentée et demande de l’aide.

On y entend également des membres du personnel soignant tenir des propos dégradants à son endroit.

Deux enquêtes ont été ouvertes après la mort de Joyce Echaquan. Une enquête à l’interne devrait permettre de faire la lumière sur les actions du personnel soignant. Une autre enquête, menée par le bureau du coroner, devrait élucider ce qui a mené à la mort de la mère de famille.

Avec les informations d’Estelle Côté-Sroka

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