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Des chefs héréditaires wet’suwet’en réclament la suspension de Coastal GasLink en cour

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Des opposants au gazoduc Coastal GasLink ont dressé des campements près du chantier du gazoduc, au début de 2020.

Photo : Radio-Canada / Timothé Matte-Bergeron

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Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chefs héréditaires des Wet’suwet’en sont à la Cour suprême de la Colombie-Britannique cette semaine pour réclamer une révision judiciaire du prolongement des permis environnementaux accordés par la province à Coastal GasLink ainsi que la suspension du projet de gazoduc.

Le pipeline de 670 km, qui doit transporter du gaz naturel du nord-est de la Colombie-Britannique jusqu’à sa côte Pacifique, passe au coeur du territoire traditionnel des Wet'suwet'en.

Leurs chefs héréditaires s’opposent fermement au projet, contrairement aux chefs élus de cinq conseils de bande qui ont signé des accords avec la compagnie responsable de la construction du gazoduc, TC Énergie.

L’organisation qui regroupe les chefs héréditaires, la société Office of the Wet’suwet’en, demande à la Cour suprême de la Colombie-Britannique de suspendre le prolongement de 5 ans du permis décrété en octobre 2019, alléguant que c’était une décision déraisonnable. Le permis a initialement été octroyé par le Bureau d’évaluation environnementale de la Colombie-Britannique à Costal GasLink en 2014.

Les demandeurs plaident que la compagnie gazière a eu tendance à ne pas respecter les conditions fixées par le Bureau d’évaluation environnementale lors de l’octroi du permis, mentionnant notamment la destruction alléguée de sites culturels et de lignes de trappe.

La décision [du Bureau] de prolonger le permis malgré ces infractions ne fait qu'encourager un climat d’impunité à Coastal GasLink et le secteur des ressources en général, écrivent-ils dans un communiqué.

Ils disent aussi que le Bureau d’évaluation environnementale n’a pas suffisamment pris en compte le rapport de l’Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées, qui mentionne les risques de violence contre les femmes associés aux campements de travailleurs.

Comme l'affaire est devant les tribunaux, TC Énergie refuse de commenter cette requête en révision judiciaire, tout comme le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique.

Requête déposée en février

La demande, entendue cette semaine par le tribunal, a été déposée en février 2020, en plein coeur du conflit entre Coastal GasLink et les chefs héréditaires des Wet’suwet’en et leurs alliés.

L’arrestation de militants antigazoducs et de membres de la nation opposés au projet énergétique avait déclenché un mouvement de solidarité partout au Canada, ce qui avait notamment mené au blocage de voies ferroviaires majeures.

Les personnes arrêtées pour avoir bloqué le chemin menant à l’un des chantiers du pipeline, près de Houston, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, n’ont finalement pas été accusées.

Les chefs héréditaires ont pour leur part conclu un protocole d’entente avec les gouvernements fédéral et provincial, portant notamment sur les droits territoriaux des Wet’suwet’en, en mai, mais ne faisant pas mention du gazoduc Coastal GasLink.

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