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Le premier centre d'injection supervisée de la Saskatchewan ouvre ses portes

Jason Mercredi pose dans la salle d'injection supervisée.

Le directeur général de l'organisme qui est responsable du projet, Jason Mercredi, reconnaît que le centre risque d’être inoccupé dans les prochains jours, avant que les membres de la communauté ne seront au courant de son existence.

Photo : Chelsea Laskowski

Radio-Canada

Après de longues discussions avec la province, de vives critiques à leur endroit, puis le feu vert de Santé Canada en août 2019, l’organisme Prairie Harm Reduction a finalement ouvert le premier centre d'injection supervisée de la Saskatchewan jeudi à Saskatoon.

Selon l’organisme responsable du projet, il s’agit du point culminant de cinq ans de travail acharné .

Le personnel, les bénévoles et nos partenaires ont fait un travail colossal. Aujourd’hui, on a enfin l’impression que tout fonctionne, explique le directeur général de Prairie Harm Reduction, Jason Mercredi.

Situé à Saskatoon, le centre d'injection supervisée est ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 16 h. Il peut accueillir un maximum de 72 personnes par jour.

Jason Mercredi indique que les problèmes de dépendance ne suivent pas un horaire typique de 9 à 5, mais il s’agit tout de même d’un début .

Ce ne sont pas les circonstances idéales. Nous aimerions être ouverts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et à longueur d’année, mais avec l’argent dont on dispose, c’est le mieux qu’on puisse faire.

Jason Mercredi, directeur général de l'organisme Prairie Harm Reducation

Il reconnaît que le centre risque d’être inoccupé dans les prochains jours, tant que les membres de la communauté ne seront pas au courant de son existence.

Jason Mercredi rappelle cependant que les besoins pour un tel service sont criants, particulièrement avec l'hiver qui approche et la pandémie qui sévit en Saskatchewan.

Les personnes qui viendront ici mériteront d'avoir un endroit sécuritaire dans la communauté, surtout en ce moment, alors que plusieurs endroits sont fermés au public en raison de la COVID-19.

Jason Mercredi, directeur général de l'organisme Prairie Harm Reduction

Parallèlement, dit-il, le nombre de décès dus à des surdoses n’a jamais été aussi élevé depuis les dernières 10 années en Saskatchewan.

Un centre supervisé, des experts et des ressources

Lorsqu’une personne arrive au centre, elle doit d’abord s’inscrire, puis des experts lui demanderont quelle drogue elle entend consommer. Elle pourra ensuite se rendre dans une cabine, explique Jason Mercredi.

Les employés du centre assureront ensuite un suivi. Si la personne ne présente aucun symptôme, elle pourra quitter les lieux.

Mais, effets indésirables ou non, les personnes qui fréquentent le centre auront accès à des services en santé mentale et en toxicomanie, ajoute M. Mercredi.

Nous ne sommes pas ici uniquement pour permettre à des personnes de consommer de façon sécuritaire. Nous les mettons aussi en contact avec des organismes qui peuvent les aider.

Jason Mercredi, directeur général de l'organisme Prairie Harm Reduction

Bâtir une relation de confiance avec la clientèle, l'orienter vers les bonnes ressources et l'aider à réintégrer la société, voilà aussi les objectifs de ce centre, rappelle Jason Mercredi.

Avec les informations de Vincent Turgeon

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